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Négociatrice dans l'immobilier, elle reprend un magasin de chaussures

Par Sophie MENSIOR - Le 29 / 05 / 2007
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Négociatrice dans l'immobilier, elle reprend un magasin de chaussures Novice dans le métier, Frédérique Delahaye s’est reconvertie dans le commerce en reprenant un magasin de chaussures à Saint-Etienne. Récit d’une opération réussie grâce à une étude de marché bien réalisée.

Passionnée par les mathématiques, Frédérique Delahaye choisit pourtant d’être négociatrice dans l’immobilier : "J’aimais l’idée de trouver l’adéquation entre l’offre et la demande”. Mais l’expérience tourne court puisqu’elle est amenée à suivre son mari à qui Casino propose un plan de carrière sur Saint-Etienne.

Dans la cité Forézienne, elle intègre un grossiste en papier en banlieue lyonnaise. Assistante commerciale à ses débuts, elle est promue chef des ventes puis directrice régionale à la fin des années 80. Un quart de siècle plus tard, elle est licenciée : “Le groupe perdait de l’argent et nous avons été absorbés par un autre”, explique-t-elle.

Se pose alors la question de son avenir. Privilégiant la qualité de vie, à savoir rester sur Saint-Etienne, elle s’oriente vers le commerce. Mais pas n’importe lequel ! “C’était envisageable dans l’équipement de la personne. Je pensais au prêt-à-porter ou à la maroquinerie”, précise-t-elle.

« Je ne voulais pas reprendre n'importe quel commerce. C'était l'équipement de la personne qui m'intéressait »

Elle visite plusieurs affaires, en vain : “La plupart étaient mises en vente par des commerçants qui partaient à la retraite, justifie-t-elle. Il fallait tout refaire, y compris les façades. Il n’y avait, en outre, que peu de possibilités de racheter les murs”. Sa prospection patine jusqu’à ce qu’elle apprenne que le propriétaire d’un magasin de chaussures, dont elle est cliente, désire se séparer de sa boutique.

L’affaire coûte cher, 150 000 euros pour 170 000 euros de chiffre d’affaires, mais il n’y a pas de travaux à réaliser. Séduite, Frédérique négocie la partie mobilière et la non-reprise du stock. Grâce à son licenciement, elle apporte 80 000 euros, une somme suffisante pour convaincre la banque de lui prêter 120 000 euros (en comptant les frais notariés, le licenciement de l’employé et les petits travaux qu’elle a quand même réalisé).

L’opération se déroule à merveille mais sa concrétisation traîne en longueur à cause du dépôt de bilan du prédécesseur qui possède d’autres magasins sur Saint-Etienne : “Le cédant a demandé un délai pour liquider le stock, développe-t-elle. J’en ai profité pour travailler avec lui et le questionner sur les techniques de vente, les fournisseurs et les salons professionnels”.

Consciencieuse, elle avait réalisé, en parallèle, une étude de marché complète sur la chaussure pour mieux appréhender les tendances générales du secteur mais aussi les zones de chalandise, les flux sur Saint-Etienne : “Je souhaitais rééquilibrer mon offre car je considérais qu’elle était trop “sport”, expose-t-elle. J’ai donc trouvé d’autres fournisseurs tout en conservant les principaux, Pataugas, Vic Matie ou ASH”.

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