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Passionné de vin, il ouvre sa cave à Montrouge

Par Sophie MENSIOR - Le 25 / 05 / 2010
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Passionné de vin, il ouvre sa cave à Montrouge

Après avoir fait ses classes chez Nicolas, Bruno Garniéri a ouvert sa propre cave à Montrouge. Il peut y déployer son amour du vin et de la gastronomie en choisissant des vignerons et des producteurs, qui correspondent à ses coups de c½ur.

La passion du vin, il l’a attrapée en culottes courtes, alors qu’il faisait les vendanges chez son arrière grand-mère dans le Nord de l’Italie. Pour celui qui se définit comme un "caviste gastronome", cette passion finit par se concrétiser, après une école de commerce et une incursion dans une banque d’affaires. 
Après un stage d’été chez Nicolas, il rejoint l’enseigne de vins, où il reste de 1993 à 2006. « C’est une très bonne expérience, j’y ai appris la méthodologie, la rigueur, l’organisation, la gestion des stocks », indique-t-il. Au bout d’un moment, il se sent à l’étroit et veut sélectionner lui-même les vins, être en contact avec les producteurs. Il décide alors de voler de ses propres ailes.
Après une recherche active de 6 mois, il se fixe sur Montrouge, une ville en pleine transformation. Il apprend qu’un local, qui accueillait une boutique de prêt-à-porter fermée depuis plusieurs mois, est disponible. Bruno Guarniéri traite alors directement avec le bailleur et crée son fonds de commerce.
Pour financer son projet, il dispose d’un apport personnel de 20 000 euros et emprunte 70 000 euros à sa banque. Cette somme va servir à financer les travaux, l’agencement, le mobilier, la sécurisation des locaux et l’installation du système informatique. 
L’entrepreneur doit ensuite mettre en place son concept. « Chez Nicolas, il y avait près de 3 000 références, dans mon magasin, j’en ai 500 », mentionne-t-il. Ce qu’il met en avant : des domaines plus petits en taille, des vignerons spécialisés ou alors des jeunes vignerons issus de dynasties du vin découverts au cours de dégustations professionnelles. « Ce qui m’intéresse, c’est avoir des vins qui reflètent l’identité d’un terroir », commente-t-il.
Puis c’est l’ouverture de la cave, dénommée, « le Décanteur », il s’agit alors de faire venir les clients. « Je suis parti de zéro client, or j’avais l’habitude d’en avoir 150 par jour chez Nicolas », se souvient Bruno Guarniéri. Petit à petit, il affine sa gamme et commence à conquérir une clientèle, notamment celle des bureaux alentours.

« Je suis parti de zéro client or j'avais l'habitude d' en avoir 150 par jour chez Nicolas »

Pour animer son magasin, il a mis en place une formule bar à vin à l’heure du déjeuner où l’on peut déguster des salades, tartines et autres produits locaux accompagnés d’un verre d’un vin. Par ailleurs, une fois par mois, il organise des "soirées découverte" sur différentes thématiques. 
Bruno Guarniéri n’a pas trop souffert de la crise, et se déclare au dessus de ses objectifs depuis le démarrage de son activité, mais le prévisionnel était bas au départ. Cet hiver, il vient de revoir l’aménagement de sa cave, et mûrit encore d’autres projets dans le vin…

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