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Un boulanger au four et au moulin à Paris

Par Sophie MENSIOR - Le 16 / 06 / 2008
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Un boulanger au four et au moulin à Paris Entrepreneur dans l'âme à l'instar des autres membres de sa famille, Mestafa Jarref vient de reprendre une boulangerie de la rue Championnet dans le XVIIIe arrondissement parisien après avoir racheté celle de sa sœur dans le même quartier.

Lorsque sa sœur reprend la boulangerie de la rue Ordener dans le XVIIIe arrondissement parisien à 150 000 euros, Mestafa, alors en 1ère année de médecine, réalise qu’il risque de patienter longtemps avant de rentrer dans la vie active : "Je ne me voyais pas étudier pendant 10 ans. Je voulais vite gagner de l'argent", reconnaît-il.

Aussi, lorsqu’elle décide de céder son affaire pour s'orienter vers l'immobilier, il se porte acquéreur en compagnie de sa petite sœur. Une formule qui lui permet ainsi de s'épargner les démarches aléatoire auprès des banques pour obtenir un prêt : "Ma sœur a rencontré les pires difficultés alors qu'elle était du métier et qu'elle disposait de 30 % de la somme totale, justifie-t-il. Du coup, elle m'a octroyé un crédit-vendeur sur la totalité de la somme pour mon opération de reprise."

Bien lui en a pris puisque Mestafa se montre à la hauteur en augmentant, à son tour, le CA pour le porter à 250 000 euros. Ambitieux, il n'entend pas en rester là et lorgne sur une boulangerie de la rue Championnet, fermée depuis un an, à deux pas de celle d'Ordener : "Au départ, elle m'intéressait dans le but de concentrer toute la fabrication", explique-t-il.

« Vu que la boulangerie était fermée depuis 1 an, il fallait marquer les esprits lors de l'ouverture pour que les gens voient le changement »

Une fois achetée en octobre 2007 pour une somme symbolique, il investit dans du matériel avant de s’apercevoir que l'arrière-boutique, considérée comme une habitation, ne peut être exploité comme un laboratoire. Il en faut davantage pour le décourager. Mais si l'absence de concurrence dans la rue de Championnet l'incite à l'optimisme, Mestafa ne sous-estime pas toutefois les risques.

"Pour les gens, cette boulangerie n'existe plus vu puisqu'elle est fermée depuis plus d'un an, développe-t-il. Il faut donc marquer les esprits pour que les gens voient bien le changement." Aussi, Mestafa ne lésine pas sur les moyens : la réfection de la boutique lui coûte 200 000 euros. Là encore, c'est la solidarité familiale qui va jouer à plein : "Nous avons plusieurs affaires bénéficiaires qui m'ont accordé des prêts de sociétés tandis que la banque est intervenue à hauteur de 60 000 euros", indique-t-il.

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