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Aliou Sow , secrétaire général de la FNAA (Fédération nationale de l'artisanat automobile )

Par Sophie MENSIOR - Le 14 / 09 / 2015
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Quelle est la situation des garagistes aujourd'hui ? Des éléments de réponse avec Aliou Sow, secrétaire général de la Fédération nationale de l'artisanat automobile (FNAA).

Les garagistes indépendants ont gagné des parts de marché avec la crise

« Les garagistes indépendants ont gagné des parts de marché avec la crise  »

Comment se structurent les différents métiers de l’artisanat automobile ?
Dans la filière automobile, il y a l’amont, l’industrie automobile et l’aval, qui regroupe  les  différents services : vente  (VO –VN) et après-vente (entretien-réparation jusqu’à  élimination du  véhicule).  Notre syndicat représente plutôt des structures artisanales (jusqu’à 10 salariés). A l’intérieur de ces petites structures, certains font de la vente, de la réparation, du contrôle technique…Les statuts sont diversifiés ; certains font partie de réseaux constructeurs, d’autres sont indépendants.  Parmi ces derniers, 50 % ont un panneau constructeur multimarques ou de réseaux commerciaux.  Les autres 50 % n’ont pas de panneau, ils ne sont affiliés à rien du tout.  On compte environ 10 000 agents de marque (RA II) et 15 000 garagistes indépendants (MRA pour Mécanien réparateur auto).

Qu’en est-il des indépendants ?
Tout le monde s’est trompé : alors qu’on les croyait finis il y a quelques années,  les indépendants ont regagné 8 points de  parts de marché. Les consommateurs ont fait des choix, surtout en temps de crise, car ils sont moins onéreux.  D’autant qu’ils se sont formés, et se sont équipés.
Les indépendants sont des entreprises de proximité, et ce sont eux qui enregistrent le taux de satisfaction le plus élevé.
Il peut arriver qu’ils ne soient pas très commerçants. C’est pourquoi nous essayons de mettre à leur disposition des outils marketing, par exemple pour relancer la clientèle.

Comment voyez-vous évoluer le métier de garagiste ?
C’est un secteur,  qui a de l’avenir, où il y a des créations, des reprises.  Le métier de devient de plus en plus technique. Le niveau général s’est  élevé :  le professionnel doit aller sur Internet,  savoir lire des schémas électriques…Aujourd’hui, il ne suffit plus d’être un bon mécanicien. Pour entrer dans ce métier, il faut avoir une qualification soit diplômante, soit une expérience sur le terrain.
Mais les professionnels ne sont pas tout seuls,  ils peuvent s’appuyer sur des prestataires et sur les syndicats, qui leur fournissent des outils d’aide à la vente, techniques et de gestion.
D’après une étude récente de la Banque de France, il y a moins de défaillances d’entreprises dans le secteur automobile.
 

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