Cession Commerce

Bernard Morvan , président de la FNH (Fédération nationale de l'habillement)

Par Sophie Mensior - Le 07 / 10 / 2013

Alors que le débat sur l’ouverture dominicale est relancé, Bernard Morvan, président de la Fédération nationale de l’habillement s’exprime sur ce sujet au nom de quatre fédérations : la CNDL (Chambre nationale des détaillants de lingerie), la FDCF (Fédération des détaillants en chaussures de France), la FNDMV (Fédération des détaillants en maroquinerie et voyage) et la FNH.

Bernard Morvan , président de la FNH (Fédération nationale de l'habillement)

« Le travail le dimanche ne doit être ni banalisé, ni généralisé »

Quelle est votre position sur l’ouverture dominicale ?
C’est un sujet extrêmement complexe. Le repos dominical  fait l’objet déjà depuis longtemps de coups de canif. Notre position est simple : nous demandons que le principe des  5 dimanches  par an, où le travail est autorisé,  soit appliqué.  Cette dérogation, accordée par la loi de 1973,  est délivrée  par le maire de la commune.  Ces 5 dimanches doivent être à la disposition de tous, ce qui n’est pas le cas partout. C’est notre position historique.
En fait, la loi Maillé de 2009 a permis de légaliser la zone Plan de campagne, près de Marseille. Mais il ne faut pas que l’on soit sur un régime d’exception, de  plus  la définition d’une zone touristique pose problème : est-ce un site naturel ou est-ce Disneyland ?

Dans ce contexte, que proposez-vous ?
Nous avons demandé un rendez-vous à Jean-Paul Bailly, qui vient de se voir confier  une mission sur ce sujet. Nous défendons  un modèle à taille humaine, l’entreprenariat familial  et le commerce de centre-ville. Nous nous opposons à la prolifération des m² en périphérie. Plus il y aura d’emplois en périphérie, plus on assèchera le centre-ville. Les grandes enseignes veulent ouvrir le dimanche pour rentabiliser leur outil de travail.
Nous ne voulons pas d’un système, qui banalise le travail le dimanche. S’il devient un jour comme les autres, il ne fera plus l’objet de compensations financières. On a l’impression que si les commerces ouvrent le dimanche, l’économie va repartir…

Comment voyez-vous évoluer ce dossier ?
Je fais le pronostic que l’opinion va se retourner et je ne pense pas qu’il va y avoir de nouvelles lois. Personne n’a envie d’ouvrir la boîte de Pandore. La crise médiatique aigue est passée mais le sujet reviendra sur le tapis lors de la remise du rapport de Jean-Paul Bailly fin novembre.

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