Cession Commerce

Bernard Quartier, président de l'Institut de développement des Cafés &Café-Brasseries

Par Sophie Mensior - Le 13 / 11 / 2008
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A l’occasion du salon Equip’Hôtel, qui se tient, du 15 au 19 novembre, à la Porte de Versailles, Bernard Quartier, président de l’IDCCB (Institut de développement des cafés & cafés-brasseries) et président à l’Umih des cafés et brasseries, commente les évolutions que connaît ce secteur.

Dans un bar, tout doit être pratique, accessible, et confortable

« Dans un bar, tout doit être pratique, accessible, et confortable »

Quelles sont les dernières tendances présentées au salon Equip’Hôtel dans le domaine des cafés, bars, brasseries ?
Dans l’Atelier Café/Bar, nous montrons un lieu, où le bar est le long de la vitrine, ce qui permet une accessibilité de la rue. Dès que le consommateur rentre, il est tout de suite au niveau du bar. Or en général, celui-ci est plutôt au fond, à droite. L’idée sous-jacente est que tout doit être pratique, accessible, proche. Sans oublier la notion de confort.

Pour vous, quel type de prestations peuvent apporter ces établissements ?
Il faut proposer le journal en consultation (un quotidien d’informations, un quotidien sportif…), la P.Q.R est le partenaire des cafés et bistrots. Il faut aussi animer les écrans de télévision, en diffusant du sport, de la musique, des clips sur les animaux mais surtout pas les informations, c’est généralement déprimant….Il faut aller vers le haut, proposer de la qualité : une bonne bière, un bon vin…
En outre, il faut « situer » son café, on n’adoptera pas le même comportement selon qu’il est localisé devant une usine ou devant un collège.

Comment les professionnels ont-ils vécu l’interdiction de fumer ?
Tous ceux, qui n’ont pas anticipé cette mesure, ont eu un manque à gagner. Je connais un club de Jazz à Blois, dans lequel il est interdit de fumer depuis deux ans ; au premier janvier 2008, il était plein. Ceux qui sont capables d’innover ont gagné. Aujourd’hui, comme dans n’importe quelle autre profession, il faut être capable de se remettre en cause. 

Que conseillez-vous à ceux qui veulent reprendre une affaire ?
On peut reprendre un café si l’on a quelque chose à partager avec ses clients et si surtout si l’on a envie de le faire. Il ne faut pas reprendre un café par dépit. L’établissement doit être un lieu de sociabilité et de convivialité.

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