Cession Commerce

Bruno Montebourg, Responsable du marché des professionnels à la Société Générale

Par Jean Couderc - Le 23 / 04 / 2007

Responsable du marché des professionnels à la Société Générale, Bruno Montebourg nous explique ce qu'attend un établissement bancaire d'un plan de financement.

Bruno Montebourg, Responsable du marché des professionnels à la Société Générale

« Il ne faut surtout pas démarrer son activité avec le tiroir-caisse vide »

A quel moment le repreneur doit-il solliciter son banquier ?
Même si la discussion peut s'engager avant, notamment lorsque le candidat a jeté son dévolu sur une affaire, nous ne pouvons décider qu'une fois tous les éléments réunis. Par conséquent, le mieux est qu'il vienne lorsque le dossier est bouclé.

Qu'est ce qui doit figurer dans ce dossier ?
Nous regardons trois points principaux. D'abord l'emplacement : qu'elle est la zone de chalandise, les points d'attractivité et l'environnement commercial. Ensuite les caractérisitiques de l'affaire, avec un examen approfondi des bilans. Enfin, nous nous intéressons à la rentabilité du commerce et à l'endettement qu'il pourra supporter.

La personnalité du repreneur est-elle importante ?
Assurément. Il faut qu'il y ait une adéquation entre le profil du candidat et l'affaire reprise. Son cursus, son expérience professionnelle antérieure nous intéresse. Il est bien évident que nous préférons avoir affaire à quelqu'un qui connaît le métier. Sa capacité à amener des fonds propres est aussi importante.

C'est à dire ?
L'engagement financier de l'emprunteur, même modeste, est important car c'est pour lui un moyen de nous montrer sa motivation. On sera, par ailleurs, plus enclin à demander davantage dans le commerce que dans l'artisanat, où l'on peut s'appuyer sur le savoir-faire. Il faut donc bien analyser tous ses besoins.

Quels sont les pièges à éviter ?
Il faut prévoir le financement du besoin en fonds de roulement. Nous conseillons au créateur/repreneur de prévoir un peu plus large pour faire face aux inévitables décalages de trésorerie, liés, par exemple, au paiement des fournisseurs ou aux retards de versements des primes à la création. Nous préférons qu’il intègre ces données plutôt que, pris à la gorge, il nous sollicite dans l'urgence au bout de quelques mois. Il ne faut surtout pas démarrer avec rien dans le tiroir-caisse.

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