Cession Commerce

Chantal Goldstein, créatrice du salon "Passion chambres d'hôtes"

Par Sophie Mensior - Le 25 / 03 / 2010

A l’occasion du salon "Passion chambres d’hôtes", qui connaît cette année sa deuxième édition, Chantal Goldstein, créatrice de cet évènement, fait le point sur ce secteur en pleine évolution.

Chantal Goldstein, créatrice du salon "Passion chambres d'hôtes"

« Avec Internet et la concurrence, la qualité est au rendez-vous dans les chambres d'hôtes »

Pourquoi avoir créé ce salon dédié aux chambres d’hôtes ?
L’idée est de rassembler tous les acteurs qui évoluent sur ce secteur. Jusqu’alors, il n’en n’existait pas. Or il y a beaucoup de chambres d’hôtes qui se créent, il y en a aussi beaucoup qui meurent…Nous visons une triple cible : les chambres d’hôtes, les porteurs de projet et les visiteurs.
C’est une activité en pleine évolution, mais attention il faut bien préciser qu’il s’agit d’un revenu complémentaire. Très peu en vivent totalement. L’un des deux conjoints doit garder un autre métier. Cela demande beaucoup de travail, il faut le dire pour éviter que les gens se lancent dans cette expérience sans en connaître les conséquences.

Combien y a-t-il de chambres d’hôtes en France ?
On en compte 45 000 labellisées et au total 70 000. C’est un chiffre hypothétique, car les gens arrêtent, puis reprennent. Ce n’est pas comme gérer un hôtel, on peut pratiquer cette activité comme on le souhaite. C’est très souple.

Qu’est ce que la charte Hôtes Qualité Paris ?
La charte date de 2005, nous l’avons proposée à la Mairie de Paris. Son objectif : réunifier l’offre des chambres d’hôtes dans la capitale, la rendre visible et faire signer aux professionnels une charte qualité. 

Que faut-il avoir comme profil pour se lancer dans ce domaine ?

Il faut avoir un patrimoine. A Paris, c’est un peu particulier, ce sont plutôt des seniors, dont les enfants sont partis. En moyenne, les prix sont de 80 à 90 euros, petit déjeuner compris. En province, ils sont plus variables, cela peut démarrer à partir de 50 euros.
Pour se lancer, il faut déjà en avoir le désir, un peu d’argent car il faut investir, avoir quelqu’un qui continue à travailler car c’est une activité complémentaire et puis il faut aimer faire le ménage !

Comment évolue ce secteur ?
En règle générale, la qualité est au rendez-vous, en raison de la concurrence qui règne. Mais aussi à cause d’Internet : avec les photos, il est assez difficile de tromper le client.



< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises