Cession Commerce

Charles Melcer, président de la FNH, Fédération nationale de l'habillement

Par Sophie Mensior - Le 18 / 01 / 2010
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Quel premier bilan tirer des soldes, qui ont démarré le 6 janvier ? Charles Melcer, le président de la fédération nationale de l’habillement fait le point, à la veille de l’ouverture du salon du Prêt-à-porter, qui se tient du 23 au 26 janvier à la Porte de Versailles.

Les soldes d'hiver ne seront pas un "grand cru"

« Les soldes d'hiver ne seront pas un "grand cru" »

Comment ont démarré les soldes ?
Il y a une bonne nouvelle : le froid, qui est une opportunité de vendre des pièces chaudes, donc plus chères, et une mauvaise : la neige, ce qui est plus embêtant, car elle a freiné le début de la période. Ces soldes d'hiver ne vont pas être des soldes exceptionnels, ce ne sera pas un "grand cru", à l’image de ce qu’a été l’année 2009.
Mais on observe des situations contrastées. Certains sont en baisse, d’autres enregistrent une croissance à 2 chiffres. C’est une impression au bout de 15 jours, mais c’est toujours la première quinzaine qui donne le ton.
Aujourd’hui, il est difficile de faire des prévisions. Par exemple, on avait démarré le mois de décembre sur la pointe des pieds, et il s’est terminé en hausse.

A ce propos, comment envisagez-vous l’année 2010 ?
Elle ne sera peut être pas si mauvaise. En 2009, les consommateurs ont fait des arbitrages, il y a eu transfert d’argent vers l’automobile. Le secteur de l’habillement dans son ensemble attend la reprise et attend que ce transfert revienne à la mode. Mais à vrai dire, c’est à nous de la relancer, nous ne devons plus attendre qu’elle vienne de la rue.
Mais je peux vous annoncer que Paris est redevenue la capitale de la Mode.

La Fédération nationale de l’habillement lance un site Internet dédié aux métiers du commerce de l’habillement, quel est son objectif ?

En effet, nous le mettons en ligne à l’occasion du salon du Prêt-à-porter, qui débute ce samedi 23 janvier. Avec ce site, nous souhaitons apporter plus de visibilité à nos métiers, et donner aux jeunes l’envie de les rejoindre, en présentant des informations sur ce secteur et les formations possibles. Notre secteur permet de prendre l’ascenseur social. Nous voulons que les jeunes soient attirés par ces métiers intéressants et enrichissants.



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