Cession Commerce

Charles Melcer, Président de la FNH

Par Jean Couderc - Le 26 / 02 / 2007

Président de la fédération nationale de l'habillement, Charles Melcer nous livre, à l'occasion du salon du prêt à porter qui vient de se terminer à Paris, son sentiment sur l'état du marché, et notamment les perspectives d'avenir pour les indépendants.

Charles Melcer, Président de la FNH

« L'avenir appartient aux spécialistes dans le prêt à porter »

Comment se porte le prêt à porter en France ?
La situation n'est pas très florissante puisque nous suivons à peine l'inflation avec une croissance de 1,5%. Mais c'était prévisible, surtout vu les problèmes climatiques auxquels nous sommes confrontés. Nous avons impérativement besoin que les saisons se déroulent normalement sans quoi il devient très difficile de gérer les stocks. Mais les indépendants se portent plutôt bien.

C'est à dire ?
Le consommateur, et surtout la consommatrice, commence à en avoir ras le bol des grandes marques que l'on retrouve partout. Les indépendants, qui sont encore 55 000 dans notre pays, sont beaucoup plus originaux, d'autant que les nouvelles niches ne cessent d'apparaître.

Comme le haut de gamme ?
Oui mais pas seulement. Il est vrai qu'il est préférable de présenter un beau produit car les clients sont prêts à mettre le prix à condition que les vêtements soient costauds et durent plus longtemps. L'ère du bon marché est révolue car le bon marché est toujours trop cher. Seuls les riches peuvent se permettre d'en acheter car ils peuvent le faire plus souvent. En revanche, des niches, comme pour les femmes fortes, sont très intéressantes à développer. L'avenir appartient aux spécialistes. N'oublions pas d'ailleurs que le pouvoir d'achat est situé dans la tranche des 50-75 ans.

Comment jugez-vous les affaires mises en vente sur le marché ?
La transmission de fonds est notre priorité. On évalue à 20 000 le nombre d'affaires qui vont être proposées dans les 8 ans à venir. Je pense que 60-70% d'entre elles sont bonnes à reprendre. Si l'acquéreur est un jeune, il apportera également une clientèle nouvelle, de son âge. Mais attention à bien connaître le métier. Nous proposons, à la fédération, des formations gratuites qui vous permettent à la fois d'être plus au courant de la réalité du métier mais aussi d'obtenir un certificat de professionnalisme auquel les banques sont sensibles en vue de vous octroyer un prêt.

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