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Christine Pujol, présidente de l'Umih, union des métiers et des industries de l'hôtellerie

Par - Le 16 / 02 / 2009
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Si le dossier de la baisse de la TVA dans la restauration avance, on n’en connaît toujours pas l’issue. Christine Pujol, présidente de l’Umih, fait le point sur les prochaines échéances.

Si le taux de TVA baisse à 5,5 %, il y aura suppression des aides

« Si le taux de TVA baisse à 5,5 %, il y aura suppression des aides »

Où en est-on dans le dossier sur la baisse de la TVA dans la restauration  ?
Nous sommes assez optimistes mais en même temps, nous nous défendons de l’être trop. Il faut reconnaître que le dossier avance : le ministre des finances allemand a assoupli sa position, de même que le ministre des finances belge. La prochaine échéance est le conseil Ecofin (réunion de ministres de l’économie et des finances) qui se déroule les 10 et 11 mars, où ce sujet est inscrit à l’ordre du jour. Il y a des signes positifs mais c’est une décision européenne qui doit recueillir l’unanimité des 27.

Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Nous travaillons sérieusement à un argumentaire. Car si nous obtenons cette baisse du taux, il faut encore que le président de la République prenne la décision de la faire appliquer, avec plusieurs interrogations à la clé : à quel moment et à quel taux ?
Pour nous, les professionnels, le taux doit être à 5,5 %, nous sommes opposés à un taux à 10 %. Nous nous attachons à démontrer que le coût serait de 1 milliard d’euros et non de 3,5 milliards, comme annoncé. 

Qu’en sera-t-il des aides transitoires accordées par l’Etat ?
Si le taux de TVA baisse à 5,5 %, il y aura suppression des aides, dont le montant représente 560 millions d’euros. Nous avons commandité une étude pour connaître l’impact d’une telle baisse. Celle-ci devrait sortir début mars. Pour être en mesure de négocier, il faut avoir des arguments fondés sur des chiffres. Nous pensons qu’une baisse du taux améliorerait l’emploi.

Que peut-on envisager comme échéance ?
Notre syndicat souhaite obtenir cette mesure le plus vite possible, et non attendre 2011, comme prévu au départ. Si on ne l’obtient pas en 2009, cela risque d’être reporté en 2010.

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