Cession Commerce

Christine Pujol, présidente de l'Umih, Union des métiers et des industries de l'hôtellerie

Par Sophie Mensior - Le 20 / 10 / 2008

Après une campagne soutenue sur le terrain, Christine Pujol, vient d’accéder à la présidence de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie). C’est la première fois qu’une femme prend la tête de ce syndicat. Entretien avec la nouvelle présidente.

Christine Pujol, présidente de l'Umih, Union des métiers et des industries de l'hôtellerie

« L'Hôtellerie-restauration doit s'adapter et se professionnaliser pour faire face. »

Où en est le dossier sur le passage à un taux de TVA réduit à 5,5 % ?
Nicolas Sarkozy a promis de faire aboutir ce dossier d’ici la fin de l’année. Mais il faut d’abord un vote au niveau européen. Et pour l’instant, le dossier est bloqué en raison de la gestion de la crise financière. Je ne suis pas très optimiste. Si nous n’avons pas cette autorisation d’ici la fin de l’année, cela risque d’être reporté d’ici 2 à 3 ans. Pour le moment, nous avons toujours des aides transitoires.

Qu’attendez-vous de la campagne de recrutement des jeunes dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration ?
Nous avons du mal à recruter, car l’image de notre profession n’est pas bonne. Il faut faire des efforts pour changer cette image. Ce sont des métiers difficiles car il faut travailler quand les gens sont en week-end, en vacances. Nous avons déjà fait beaucoup d’efforts qui n’ont pas été mis en évidence. Dans notre convention collective, le salaire de base est à 1 500 euros bruts par mois. On peut encore certainement apporter des améliorations. 

Des études ont pointé des défaillances dans les entreprises du secteur, quelle est votre analyse ?
Il y a eu augmentation des dépôts de bilan ces derniers mois, mais ce n’est pas aussi contrasté que cela car il y a souvent autant de créations que de défaillances. Je modère ces études mais personne ne niera que le pouvoir d’achat est en baisse. 

Quelles sont les pistes pour sortir de la crise ?
Beaucoup de professionnels font preuve d’une grande créativité, d’une grande adaptation. En mettant en place des cartes de fidélité, des restaurants à thèmes… Nous sommes dans une période de changement des habitudes de consommation. De plus en plus de gens vont au restaurant mais ils mangent différemment. Il faut s’adapter, se professionnaliser. Il faut savoir faire la cuisine mais aussi gérer les achats. Pour cela, nos efforts vont porter sur la formation.






< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises