Cession Commerce

Christine Pujol, présidente de l'Umih, union des métiers et des industries de l'hôtellerie

Par Sophie Mensior - Le 06 / 07 / 2009

Depuis le mercredi 1er juillet, la baisse de la TVA à 5,5 % dans la restauration est effective. La présidente de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) dresse un premier bilan

Christine Pujol, présidente de l'Umih, union des métiers et des industries de l'hôtellerie

« Il faut positiver l'engagement de baisse des prix et ne pas le voir comme une contrainte »

Peut-on évaluer le nombre de restaurateurs, qui ont déjà entrepris une réduction des prix, suite à la baisse de la TVA ?
On compte 180 000 restaurateurs en France, et il est difficile de donner un chiffre précis. Au sein de l’Umih, nous avons 112 délégations départementales et nous avons mouillé notre chemise à ce sujet. Car la baisse des prix fait partie des engagements que nous devons tenir. Au premier abord, nous avons rencontré des gens réticents, il a fallu les convaincre. Nos adhérents, qui sont essentiellement en province, vont jouer le jeu dans leur grande majorité. Par exemple, nous avons commandé 80 000 vitrophanies et nous n’en n’avons plus.

Quels types d’établissements vont l’appliquer ?
Les professionnels, qui sont au fait de l’actualité de leur branche, comme les chaînes de restauration. De même le secteur de la grande gastronomie. Dans les petits établissements, il y en a encore qui ne sont pas du tout informés. Nous allons continuer le combat.

Quelles vont être les prochaines étapes ?
Le comité de suivi se réunira dès le 22 juillet. Car les consommateurs s’attendent à voir une baisse générale des prix. Le gouvernement a souhaité qu’il y ait une répartition équilibrée entre les consommateurs, les salariés et les entrepreneurs. Dans ce cadre, nous avons entrepris des négociations avec les salariés.

Et pour la modernisation du secteur ?

Un fonds de modernisation va être créé, ce qui était prévu dans le contrat d’avenir. Les restaurateurs, qui réalisent plus de 200 000 euros de chiffre d’affaires, doivent y contribuer à hauteur de 0,12 % de leur chiffre d’affaires alimentaire. 

Quel conseil donnez-vous aux professionnels ?
Il faut positiver cet engagement, il ne faut pas le voir comme une contrainte. Il faut en profiter pour effectuer des offres qui attirent les clients.

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