Cession Commerce

Claire Berthomieu, Responsable de la transmission commerce à la CCIP

Par Jean Couderc - Le 11 / 04 / 2007

Responsable du service transmission/commerce à la CCIP Hauts-de-Seine, Claire Berthomieu recommande aux candidats à la reprise de bien ficeler leur plan de financement.

Claire Berthomieu, Responsable de la transmission commerce à la CCIP

« Il faut solliciter une société de caution pour limiter au maximum les garanties personnelles »

A quel moment doit-on se soucier du financement de sa reprise de commerce ?
Dès le moment où la personne envisage de reprendre un fonds. Elle doit faire le point sur l'ensemble des ressources dont elle dispose, s'assurer que sa famille, et notamment son conjoint, soit d'accord et surtout savoir ce qu'elle est prête à investir. Déterminer un plancher et un plafond évitera de s'orienter vers des affaires inaccessibles.

L'emprunt est-il inévitable ?
Il est fondamental d'accepter l'idée de s'endetter. L'erreur est de vouloir mettre toutes ses économies dans un projet. Vu qu'il va falloir diversifier les sources de financement, il s'agit de les identifier au préalable : plates-forme d'initiative locale, PCE etc...C'est un travail qui doit être mené en amont pour construire un dialogue avec le banquier.

Ensuite ?
Dès que vous sentez que le contact avec le cédant prend bonne tournure, il faut s'occuper du plan de financement. Chiffres d'affaire, résultat, état du matériel, certification, local, personnel: tout doit être pris en compte, car c'est ce qui détermine le prix du fonds. Sans oublier l'emplacement, qui est plus que jamais l'élément prépondérant dans l'évaluation.

C'est alors que l'on sollicite le banquier ?
Il a besoin de tous ces éléments pour juger avec exactitude de la viabilité de votre projet. Plus votre dossier sera bien ficelé, plus vous aurez de chances de le convaincre.

Comment y parvient-on ?
C'est très variable. Le banquier cherchant toujours à se prémunir, il est intéressant d'avoir l'assentiment d'une plate-forme d'initiative locale. On peut ensuite négocier le montant du prêt et le taux d'intérêt. Mais le plus important est de limiter fortement les garanties personnelles. A cet effet, vous pouvez faire appel à des sociétés de cautionnement, ce qui permet de répartir le risque.

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