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Claude Daumas , président de la Fagiht (fédération autonome générale de l'industrie hôtelière touristique)

Par Sophie Mensior - Le 24 / 10 / 2011

La Fagiht, organisation syndicale patronale qui représente l’hôtellerie saisonnière française, vient de tenir son congrès. Son président Claude Daumas, fait le point sur les nombreux dossiers qui concernent ce secteur.

Claude Daumas , président de la Fagiht (fédération autonome générale de l'industrie hôtelière touristique)

« Les professionnels de l'hôtellerie touristique sont inquiets par rapport aux nouvelles obligations »

Vous venez de tenir votre congrès, quels sont les sujets qui préoccupent  vos adhérents ?
Il y en a beaucoup. Comme la mise en place des normes incendie, des normes d’accessibilité, la taxe de 2 % sur les nuits d’hôtels. Autre sujet qui constitue une épée de Damoclès : la remise en cause envisagée par les candidats socialistes à l’élection présidentielle de la TVA à 5,5 % dans la restauration. Compte-tenu des investissements qui ont été effectués dans le cadre de cette mesure, cela génère une grosse inquiétude.
 

Quelle est votre position sur la transparence alimentaire ?
Nous défendons ce principe de transparence vis-à-vis des consommateurs. Dans un restaurant, le client doit pouvoir savoir si le produit de base a été transformé dans cet établissement. Je dis bien produit de base et non produit frais, car il y a des produits surgelés d’excellente qualité. Comme chaque restaurateur a sa propre manière d’afficher les menus, il faut voir quel sera le système le plus simple pour lui ; il ne faut pas monter une usine à gaz.
 
Sur quels autres dossiers êtes-vous mobilisés ?
Nous travaillons également sur la mutuelle santé, mise en place dans le cadre du contrat d’avenir. Nous devons régler le cas de ceux qui en avaient déjà une (certains étaient assurés avec celle de  leur conjoint…) et des saisonniers, qui doivent s’inscrire en début de saison et avertir la mutuelle en fin de saison. Dans l’ensemble, la majorité du personnel n’en avait pas.
Par ailleurs, nous négocions toujours avec la SPRE, société pour la perception de la rémunération équitable des artistes-interprètes. Nous sommes opposés aux montants des cotisations qu’elle demande, nous souhaitons qu’elle les revoie à la baisse.
 
Dans quel état d’esprit se trouvent les professionnels ?
Ils sont moins inquiets par rapport à la crise qu’ils ne le sont par rapport aux nouvelles obligations, qui viennent s’empiler les unes sur les autres. Même s’ils sont volontaires, ils se demandent comment faire face à toutes ces incertitudes.

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