Cession Commerce

Claude Laffond, Président de la FAE

Par Jean Couderc - Le 26 / 03 / 2007

Président de la Fédération des acteurs économiques de Poitiers, Claude Laffond nous explique comment les commerçants ont su s'allier avec la grande distribution pour en limiter les effets négatifs.

Claude Laffond, Président de la FAE

« Les commerçants du centre doivent avoir les mêmes droits que ceux installés en périphérie »

L’année 2007 s’annonçait mal pour les commerçants poitevins avec l’installation d’un 2e Auchan ?
Nous étions fortement opposés à cette implantation, à laquelle s’ajoutaient 55 commerces en galerie marchande, à quelques kilomètres de Poitiers. Nous avons lutté, en vain. Après s’être vu refusé un agrandissement, ils ont ensuite obtenu gain de cause. Mais nous avons eu la chance d’avoir un interlocuteur disposé à collaborer : le projet de la carte de fidélisation a pu ainsi voir le jour.

De quoi s’agit-il ?
Pour inciter les consommateurs de grande distribution à se rendre en centre-ville, les membres de la FAE et les responsables d’Auchan ont conçu une carte de fidélité au fonctionnement double. Auchan verse 2 % des achats de ses clients sur ladite carte à partir de 100 euros, les commerçants s’engageant à verser un pourcentage adapté en fonction de leur activité. Ces points récoltés ne peuvent être dépensés que chez les commerçants de centre-ville qui possèdent cette carte.

Et ça marche ?
Oui! Car nous avons eu l’idée d’y ajouter une autre option afin de faciliter la venue des chalands dans le centre. Grâce à un accord passé avec la Ville, les utilisateurs peuvent payer, avec leur carte, le stationnement dans les parkings publics.

Quels sont les résultats ?
40 commerçants ont, à ce jour, adhéré pour 4 500 cartes distribuées et 72 000 euros dépensés sur le centre-ville. L’objectif est de parvenir rapidement à plus de 6 000 cartes. On peut considérer que c’est une réussite.

Comment appréhendez-vous l’avenir ?
Je suis Poitevin de naissance et je veux voir évoluer ma ville. En tant que commerçant (restaurateur), je veux les mêmes droits et les mêmes avantages que dans les autres pôles commerciaux. Une cité sans commerce n’est plus une cité. Une ville, c’est comme un cœur humain, lorsqu’elle n’est plus irriguée, elle meurt.

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