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Daniel Goupillat, président de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat des Hauts-de-Seine

Par Sophie Mensior - Le 19 / 11 / 2012
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A l’occasion de la "Semaine nationale de la création reprise d’entreprises artisanales", le Conseil Général des Hauts-de-Seine et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de ce département ont signé une convention pour la mise en place d’un dispositif de soutien à la création et à la reprise d’entreprises artisanales dans le secteur des métiers de bouche. Daniel Goupillat, président de la CMA92, fait le point sur ce dispositif.

Un coup de pouce pour favoriser la transmission et la création dans les métiers de bouche

« Un coup de pouce pour favoriser la transmission et la création dans les métiers de bouche  »

A qui s’adresse ce dispositif ?
Les secteurs concernés sont les bouchers-charcutiers, les poissonniers, les fromagers et les chocolatiers-pâtissiers, qui voient leur nombre d’établissements diminuer, plutôt que les boulangers.

Quel est son principe ?
Il est relativement simple : le Conseil Général nous a donné une enveloppe globale de 300 000 euros. A partir de celle-ci, une subvention d’un montant maximum de 12 500 euros sera attribuée aux artisans lors d’une opération de création ou de reprise, par un jury après examen de leur dossier. Attention, ce n’est pas un chèque en blanc, les artisans devront être suivis régulièrement et accompagnés obligatoirement par la Chambre. Le statut n’est pas un problème, cela peut être des sociétés ou des entrepreneurs individuels.
 
Comment cette subvention peut-elle être utilisée ?
Elle pourra être utilisée pour de l’investissement : mise aux normes d’un laboratoire, mise aux normes handicapés, achat d’une camionnette réfrigérée…Les artisans devront nous prouver, sur facture, à quoi a servi cette subvention. Il s’agit d’argent public, nous devons être rigoureux.
 
Quel est l’objectif de cette opération ?
Compte-tenu des investissements importants nécessaires pour s’installer (bail, mises aux normes…), il s’agit d’un coup de pouce intéressant  pour favoriser la transmission de ce type d’entreprises mais aussi la création, notamment dans les quartiers qui font l’objet de rénovation urbaine.
Car le nombre d’établissement dans les métiers de bouche a tendance à baisser, depuis ces dernières années. Nous avons mis un an à monter cette opération, le Conseil Général apporte le financement et nous a délégué la gestion de l’opération. Il s’agit d’une première en Ile-de-France.
 
 
 
 
 

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