Cession Commerce

Didier Chenet, président du Synhorcat , Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs

Par Sophie Mensior - Le 25 / 05 / 2009

Didier Chenet, président du Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs) explique comment va s’appliquer le contrat d’avenir signé entre les pouvoirs publics et les organisations professionnelles, à l’occasion de la baisse de la TVA.

Didier Chenet, président du Synhorcat , Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs

« Dans l'ensemble, les restaurateurs vont baisser leurs prix »

Le contrat d’avenir, qui prévoit notamment des baisses de prix liées à la TVA à 5,5 %, n’est pas obligatoire. Comment comptez-vous inciter les restaurateurs à les mettre en place ?
Effectivement, l’engagement sur les prix n’est pas obligatoire. C’est le marché qui dictera sa loi. Quand une grande majorité des restaurants aura baissé ses prix, les autres suivront.

Comment avez-vous procédé pour les convaincre ?
Nous avons opéré en plusieurs étapes. Notamment par des réunions d’information avec leurs cabinets comptables. Car bien souvent, les restaurateurs leur ont délégué la gestion de leurs établissements et ils ont du mal à évaluer l’impact de cette mesure. Mais bon nombre d’entre eux vont baisser leurs prix. Avec un choix de 7 produits dans une liste de 10, l’objectif est que le consommateur puisse avoir un repas complet (entrée, plat du jour, café, eau minérale) à prix réduits.


Concrètement, comment cela va-t-il se passer le 1er juillet 2009 ?
Ceux qui baissent les prix vont apposer une affichette officielle sur leur devanture « la TVA baisse, les prix aussi ». Des contrôles de la DGCCRF sont prévus pour voir si c’est réel.

Certains restaurateurs, notamment dans les zones rurales, estiment que leurs prix sont déjà assez bas et ne voient pas comment les diminuer encore. Qu’en pensez-vous ?
Ceux qui ont un menu à 8,80 euros ne vont pas baisser leurs prix et ce n’est pas à eux qu’on en voudra. Il s’agit d’une minorité, on ne va pas les pourchasser. Sont concernés : les établissements dans les milieux urbains, les stations touristiques…Dans l’ensemble, cela va marcher, il faut continuer notre rôle de pédagogie.

Qu’en est-il des contreparties concernant les conditions de travail ?
Dans les 10 prochains jours, va se tenir une réunion de la commission mixte paritaire avec les salariés, qui a pour but d’instaurer une nouvelle grille de salaires. Elle sera inscrite dans la convention collective nationale, donc tous les restaurateurs devront l’appliquer. Nous espérons créer 40 000 emplois d’ici 2 ans, ce qui doit être atteignable.



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