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Faïza Bolongaro, chargée d'études habillement-textile-cuir chez Xerfi

Par Sophie Mensior - Le 19 / 12 / 2011
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Xerfi, spécialiste des études économiques sectorielles, a publié une étude sur le thème : « vêtements pour enfants haut de gamme et luxe-analyse du paysage concurrentiel et perspectives du marché à l’horizon 2013 ». Son auteur, Faïza Bolongaro, chargée d’études textile-habillement-cuir, commente ses principaux enseignements.

Dans le secteur de l'habillement pour enfants, les ventes d'occasion et le déstockage progressent

« Dans le secteur de l'habillement pour enfants, les ventes d'occasion et le déstockage progressent  »

Comment se porte le secteur de l’habillement pour enfants ?
Il tire mieux son épingle du jeu que les autres secteurs de l’habillement mais il est quand même impacté. Le vêtement et les chaussures sont les deux postes qui souffrent le plus en période de crise.
En 2010, l’habillement pour enfants avait enregistré un recul sur les ventes en valeur de -0, 4 %. En 2011, il sera également en recul, malgré un premier semestre dynamique.

Qu’en est-il des circuits de distribution ?
Il y a très peu de chiffres sur l’habillement pour enfant. Dans le domaine du vêtement haut de gamme et luxe, il existe deux principaux canaux de distribution : les grands magasins (en 2010, les ventes ont progressé de + 14,4 %)  et l’e-commerce, qui a permis de démocratiser et d’élargir la clientèle. Ce canal permet un positionnement de prix plus faible, en vendant soit des produits d’occasion, soit des produits des collections précédentes. Les prix vont s'échelonner de 50 à 100 euros. Ce qui permet aux classes moyennes d’accéder à ces marques de luxe.
 
Y a-t-il un marché pour le vêtement haut de gamme pour enfants ?  
Il y a une vraie demande à Paris et sur la Côté d’Azur (Cannes, Nice…) La clientèle est limitée en dehors de ces deux marchés ; en province, c’est plus difficile. C’est un bon segment à condition d’être situé sur ce type d’emplacement.  Mais attention aux coûts des loyers, ils peuvent représenter jusqu’à 20 % du chiffre d’affaires d’un magasin, soit deux fois plus que dans la distribution grand public. Il faut donc générer du trafic pour que la boutique soit rentable.
 
 
Il semble que de nouvelles pratiques se développent, quelles sont-elles ?
Les ventes d’occasion et le déstockage progressent. Les enfants passent rapidement d’une taille à l’autre, donc les mamans estiment que cela ne vaut pas forcément le coup d’acheter du neuf. Ce raisonnement est moins vrai pour les adolescents, qui ont un poids dans la décision plus important. L’effet marque et l’effet mode jouent à fond sur cette population.

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