Cession Commerce

Geneviève Bécoulet , manager de centre-ville à Sceaux

Par Sophie Mensior - Le 13 / 10 / 2014
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La ville de Sceaux a lancé il y a un an une plate-forme en ligne, www.sceaux-shopping.com, pour les commerçants, artisans, et services de la commune. Geneviève Bécoulet, manager de centre-ville, présente son fonctionnement et ses premiers résultats.

Nous avons créé cette conciergerie numérique pour défendre  le commerce de proximité

« Nous avons créé cette conciergerie numérique pour défendre le commerce de proximité »

Il y a un an, la ville de Sceaux lançait une conciergerie numérique de proximité. Quel est son principe ?
Il s’agit d’une plate-forme, www.sceaux-shopping.com, sur laquelle les commerçants, les artisans et les services, peuvent mettre leurs produits en ligne. Notre objectif est que les commerçants puissent disposer d’un canal de vente supplémentaire et récupérer ainsi une clientèle extérieure à Sceaux. La moitié d’entre eux réalisent au moins la moitié de leur chiffre d’affaires en dehors de la ville. A Noël dernier, beaucoup d’internautes, non scéens,  ont commandé sur le site ; nous avons même eu des livraisons jusqu’en Espagne !

Quel est son fonctionnement ?
Au départ, c’est une plate-forme qui recueille différents mini-sites. Chaque commerçant a son espace sécurisé, auquel il accède par un code d’accès. Ce sont les commerçants qui doivent faire leurs propres photos.
Les aspects financiers sont gérés par l’Union des commerçants et artisans ; quant à la communication, elle est du ressort de la ville. Nous avons un rôle à jouer d’un point de vue marketing  pour les aider à mettre les bons produits en ligne. Dans l’ensemble,  ils ne sont pas du tout réfractaires au e-commerce. Dans le secteur de l’optique, nous en avons quatre …

Pouvez-vous nous donner des premiers résultats ?
La plate-forme vient d’atteindre les 1 000 produits en ligne. Nous prévoyons de proposer des couples services/produits pour attirer plus de monde. Par exemple, une offre culturelle avec de la restauration.  Les chambres d’hôtes sont ravies d’être sur le site, elles ont leur propre système de réservation.
Les produits sont bien référencés, on les trouve très facilement sur Internet.  En moyenne, nous enregistrons 150 visites par jour, nous espérons atteindre les 1 500 voire 2 000. Nous enregistrons un chiffre d’affaires inférieur à  5 000 euros, pour une centaine de commandes. Le  panier moyen est d’environ 25 à 30 euros.
Nous avons constaté qu’il y a des produits qui fonctionnent bien sur Internet et pas forcément en boutique. Aujourd’hui, nous cherchons à diversifier notre offre.

Que proposez-vous en termes de livraison ?
Nous savons que le consommateur est exigeant et nous voulons que notre plate-forme propose le maximum de solutions.  Dans 70 % des cas,  les gens se font livrer à domicile.
Il est possible aussi d’aller chercher sa commande dans des points relais, et dans des espaces colis Cityssimmo. Nous sommes en train d’installer So Colissimo, qui permettra la livraison en province.
Nous étudions avec la Poste une solution de livraison dans un créneau horaire adapté.

Combien de commerçants visez-vous  avec ce système ?
D’ici la fin de l’année, une quarantaine  participera à cette plate-forme. Nous ne cherchons pas forcement  la quantité, mais la qualité.

Votre exemple est-il suivi ?
Nous sommes très sollicités car un certain nombre de villes  ont envie de franchir le pas. Nous avons créé cet outil numérique pour défendre le commerce de proximité sur notre ville.
Parmi les expériences vécues, il y a celle du Puy-en-Velay, qui fait partie des solutions intéressantes au plan national. Il est très important de développer ce genre d’initiatives dans le monde rural. Les commerçants doivent être dans une logique de mutualisation, c’est  indispensable.

Votre centre-ville comporte encore beaucoup de commerces physiques…
Nous avons une réelle volonté de préserver le commerce de proximité, notamment les métiers de bouche. C’est une  volonté politique. Nous nous battons tous au quotidien (l’Union des commerçants, le maire,  les élus…). C’est essentiel pour faire vivre le commerce.

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