Cession Commerce

Georges Panayotis, président de MKG Group

Par Sophie Mensior - Le 07 / 06 / 2010
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La société de conseil dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration MKG Group a revu à la hausse ses prévisions pour 2010. Georges Panayotis, son président-fondateur, explique comment il voit ce secteur évoluer.

Hôtellerie : la situation n'est pas aussi dramatique qu'on le laissait entendre il y a un an

« Hôtellerie : la situation n'est pas aussi dramatique qu'on le laissait entendre il y a un an »

Vous avez revu vos prévisions à la hausse en 2010 dans le secteur de l’hôtellerie, pour quelles raisons ?
Tous les grands organismes, type OCDE, entrevoient des indices de reprise du PIB dans la zone euro. La situation n’est pas aussi dramatique qu’on le laissait entendre il y a un an. De même, ils prévoient une reprise en Asie. Donc, nous intégrons ces modifications dans nos modèles. Un autre phénomène joue de manière importante : c’est la dévaluation de l’euro et la réévaluation du dollar, qui entraîne 1 à 2 points de progression du RevPar (Revenu par chambre disponible).

Comment se portent les différents segments du secteur ?
La catégorie de l’hôtellerie, qui va du zéro aux 3 étoiles selon la nouvelle classification, fait preuve d’une certaine solidité. La partie haut de gamme, plus liée à l’euro, au contexte économique international peut être plus versatile en raison de phénomènes conjoncturels ou structurels. Or cette catégorie n’est pas en sur-capacité. Sa situation est relativement bonne et connaît une progression. Le secteur de l’hôtellerie est plutôt bien géré, il est devenu mature.

Quelle est la situation des indépendants ?
On constate, par nos différents baromètres, qu’il y a une maturité du marché, qui dépasse les clivages indépendants/hôtels de chaînes. Car il y a énormément d’indépendants qui font partie de chaînes volontaires et qui se sont rapprochés du mode de fonctionnement des chaînes intégrées. Je ne vois pas comment on peut les distinguer. Les consommateurs ne le font pas non plus : ils regardent la qualité, le prix et la proximité. 

Comment voyez-vous évoluer ce secteur ?
La distinction entre les établissements va se faire par le développement durable, c'est-à-dire dans les innovations en termes d’énergie, de consommation. Elle va se faire également en termes de segmentation de clientèle : la clientèle low-cost, la clientèle vacances, la clientèle d’affaires…De nouvelles segmentations vont se mettre en place en fonction des besoins du consommateur. On assiste à un positionnement de gamme, plutôt qu’à un positionnement basé sur la classification (les étoiles). Les hôteliers ne devront pas se tromper sur celui-ci.

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