Cession Commerce

Gérard Bohélay, Président de la Fédération des buralistes de Paris Ile-de-France

Par Jean Couderc - Le 20 / 11 / 2007

Président de la Fédération des buralistes de Paris Ile-de-France, Gérard Bohélay espère que la manifestation d'aujourd'hui incitera le gouvernement à assouplir l'interdiction de fumer pour les débitants de tabac.

Gérard Bohélay, Président de la Fédération des buralistes de Paris Ile-de-France

« Ce n'est pas le tabac que l'on défend, mais le business que l'on a acheté. »

Qu'espérez-vous obtenir en manifestant aujourd'hui ?
Un geste du gouvernement à qui l'on reproche de faire preuve d'hypocrisie. Il augmente la fiscalité pour faire rentrer 3 millions d'euros dans les caisses de l'Etat, mais ne prend pas suffisamment en compte le travail des buralistes. En tant que préposés de l'Administration, nous sommes soumis à un certain nombre de devoirs. Il s'agirait de ne pas nous ôter tous nos droits.

Concrètement quelles sont vos revendications ?
Elles tournent principalement autour d'aménagements à l'interdiction de fumer dans les établissements qui entrera en vigueur début 2008. Nous souhaitons que la taille des fumoirs soit plus importante – jusqu'à 50 % de la surface totale – que l'on puisse y servir à boire et que de nouveaux matériels d'extraction de fumée soient agréés. Nous attendons aussi que l'interdiction ne concerne pas les terrasses, rien n'ayant pour l'instant été décidé. Nous voulons, enfin, que les petits bars de communes de moins de 1 500 habitants aient la possibilité de choisir s'ils sont ou non fumeurs.

Pourquoi spécifiquement en milieu rural ?
Il faut bien comprendre que l'on est souvent le dernier lien social dans les campagnes. Le réseau des débitants est très bien organisé et doit être soutenu, car il a une vraie mission d'intérêt public. Même si je reconnais qu'il mérite d'être modernisé. Encore faut-il que l'Etat lui en donne les moyens.

C'est-à-dire ?
Nous venons de signer un partenariat avec la SNCF qui permettra à 3 000 débitants de tabac de vendre des titres de transport TER. C'est une bonne chose dans l'absolu, mais le montant des commissions, 3 à 4 %, est largement insuffisant. Je ne suis pas opposé à la diversification à condition qu'elle soit beaucoup plus importante.

Comment réagissent les buralistes ?
Ils sont inquiets, car ils ont le sentiment de voir notre patrimoine partir en fumée. C'est la valeur de nos fonds de commerce, dans lesquels nous avons beaucoup investi, qui est en jeu ! Comprenez bien que ce n'est pas le tabac que l'on défend, mais le business que l'on a acheté.

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