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Gyl Coppey , adjoint à la déléguée générale de France Initiative

Par Sophie Mensior - Le 21 / 03 / 2011
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France Initiative regroupe 245 plates-formes réparties sur le territoire français. Gyl Coppey, adjoint à la déléguée générale de France Initiative, nous présente le rôle de ce réseau de financement et d’accompagnement.

Les prêts d'honneur de France Initiative permettent de faire levier auprès des banques

« Les prêts d'honneur de France Initiative permettent de faire levier auprès des banques  »

Quelles sont les missions de France Initiative ?
Nous sommes le premier réseau en micro-finance pour l’appui à la création d’entreprises. En 2010, nous avons aidé 17 000 entreprises, par le biais du prêt d’honneur, ce qui correspond à 119 millions d’euros, avec des prêts bancaires associés de 965 ME.

Nous avons accueilli 47 000 projets et 22 000 ont été montés. L’acte fondamental de notre appui est le prêt d’honneur. Il permet au porteur de projet de renforcer ses apports, ses fonds propres, de façon à faire "levier" auprès des banques.

Parlez-nous plus précisément de cet  "effet de levier" ?
De l’aveu des banques, cela les sécurise de savoir que le porteur de projet a obtenu un prêt d’honneur, ce qui veut dire que "le projet est déjà passé dans le tamis ".
Dans notre travail de plate-forme, nous préparons le créateur à converser avec sa banque pour obtenir son emprunt, nous effectuons de la médiation bancaire. Celui-ci doit présenter son projet devant un comité d’agrément composé en majorité de chefs d’entreprise, de banquiers, d’avocats…La décision est prise le jour même, sans délai, elle est irrévocable. Les prêts vont de 5 à 25 000 euros, avec un montant moyen de 10 000 euros pour une durée de 3 à 5 ans. Chaque plate-forme a sa manière de faire, l’appui est ajusté aux besoins du territoire.

D’où proviennent vos fonds ?
L’argent vient à 60 % du public (collectivités locales, Caisse des Dépôts..) et à 40 % du privé (banques et entreprises). Il n’y a pas un seul  "pipe-line", ce qui donne une indépendance réelle à nos plates-formes. Nous ne sommes pas liés à une banque, ni à un conseil régional…

Comment se répartit votre activité ?
La reprise représente 1/3 de l’activité, le reste est consacré à la création. La reprise nécessitant des financements plus importants, les prêts d’honneur sont un peu plus conséquents. Nous avons créé des fonds régionaux spécifiques « spécial reprise », qui viennent compléter les financements. Par exemple, si une plate-forme a prêté 10 000 euros, le fonds régional rajoutera 10 000 euros. Ce système, qui existe déjà en Ile-de- France, Bretagne et Aquitaine, est en train de se généraliser dans toute la France.

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