Cession Commerce

Henry-Pierre Saulnier, président de l'Union des opticiens

Par Sophie Mensior - Le 20 / 12 / 2010
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Compte-tenu des besoins de la population, la profession d’opticien attire. Henry-Pierre Saulnier, président de l’Union des opticiens (UDO), nous présente les spécificités de ce métier.

 

Le parc de magasins d'optique continue d'augmenter alors que le chiffre d'affaires de la profession est stable

« Le parc de magasins d'optique continue d'augmenter alors que le chiffre d'affaires de la profession est stable  »

Comment se caractérise le métier d’opticien ?
Il est très spécifique, car il s’agit d’une profession de santé à caractère commercial. Le responsable du magasin doit être un opticien diplômé. Pendant toute l’amplitude d’ouverture, un professionnel de ce type doit être présent dans la boutique. Le nombre de diplômés est en hausse (2 000 en 2009 contre 1 000 en 2000) mais cela correspond aux besoins du marché. Au total, on dénombre 23 000 opticiens en France. Le travail de conseil, qui est très technique, est très important.

Combien y a-t-il de magasins ?
Il y en a 11 000. Le nombre de points de vente continue d’augmenter alors que la progression du chiffre d’affaires est stable : en septembre 2010, il était quasiment étal par rapport à septembre 2009. Il faut donc se partager le gâteau. Mais sachant que la population est vieillissante, il y a davantage de besoins.
Les magasins adhérent tous au minimum à une centrale d’achat. Ensuite, ils peuvent avoir des services qui vont au delà, en termes de conseil et de marketing. Chaque centrale fixe son cadre.
On constate une certaine stabilité dans les reprises et les cessions. Un certain nombre d’opticiens partent à la retraite mais par ailleurs de nouveaux magasins se créent sur le territoire.

Comment s’évalue un point de vente ?
La négociation d’un fonds de commerce sera fonction de son chiffre d’affaires, lui-même lié au nombre d’employés (cela peut aller de 5 à 80), de son emplacement et de sa notoriété. Evidemment, être situé sur l’emplacement numéro 1 apporte une plus-value.

La vente sur Internet constitue-t-elle une menace pour la profession ?
Il s’agit d’un phénomène émergent mais qui est marginal. Elle a ses limites en termes de puissance de correction, et de produit. Par exemple, vendre un verre progressif est difficile, compte-tenu des mesures à prendre. Cela peut se développer dans le domaine de la contactologie jetable, ou pour des lunettes dites de secours. Ce qui permet de dépanner rapidement le client. Mais il faut faire attention à ne pas laisser les consommateurs français acheter leur équipement optique sur des sites étrangers, où il n’y a pas forcément de professionnels qualifiés.

 

 

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