Cession Commerce

Hervé Dijols, Premier vice-président délégué du Synhorcat

Par Jean Couderc - Le 12 / 10 / 2006

Premier vice-président délégué du Synhorcat, Hervé Dijols estime que l'interdiction de fumer dans les lieux publics et les CHR ne devraient pas avoir de conséquences sur les résultats d'activité.

Hervé Dijols, Premier vice-président délégué du Synhorcat

« Il n'y aura pas de secousses économiques pour les CHR »

Comment avez-vous réagi à l'annonce du Premier ministre sur le tabac ?
Bien, puisque nous étions favorables à une telle mesure. Nous avions, d'ailleurs, déjà mené une opération 100% sans tabac avec la mairie de Paris. Cette décision était devenue inévitable après l'arrêt de la cour de cassation responsabilisant les employeurs par rapport au tabagisme passif.

Elle ne semble pas, en tout cas, vous inquiéter ?
Effectivement. Lorsque l'on observe les précédents en Europe, notamment en Italie, on s'aperçoit que ces mesures n'ont pas été suivies de perte de clientèle. On peut même considérer que c'est une totale réussite.

Les Français vous paraissent-ils prêts à ce changement ?
Oui je le crois. Les mentalités ont évolué. Les Français sont de plus en plus sensibles à la fumée sans parler des Anglo-Saxons qui fuient les endroits trop enfumés. La loi permettra d'attirer une autre clientèle. Et puis, on ne peut pas aller à l'encontre d'un problème de santé publique !

Les bars-tabacs risquent tout de même de faire grise mine ?
Oui mais c'est très français d'hurler à la moindre réforme. L'argument économique est réel mais le gouvernement a d'ores et déjà envisagé des compensations financières. Celles-ci seront définies et intégrées au contrat d'avenir, conclu en 2003, qui va être rediscuté.

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises