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Isabelle Roché , dirigeante de la Maison du Pastel

Par Sophie MENSIOR - Le 01 / 02 / 2016
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Isabelle Roché a repris, en mai 2000, l’affaire familiale, la Maison du Pastel, qui revendique trois cents ans d’existence. Récit de cette expérience, pas banale, d’un patrimoine à sauvegarder.

Isabelle Roché , dirigeante de la Maison du Pastel

« En reprenant la Maison du Pastel, c'est la passion qui m'a motivée »

Racontez-nous comment s’est passée la reprise de la Maison du Pastel ?
J’ai commencé à travailler comme ingénieur dans l’industrie pétrolière. Puis mon père m’a appelé pour reprendre l’affaire familiale, la Maison du Pastel, qui est une des plus anciennes fabriques  de pastels du monde puisqu’elle existe depuis 1720 ! Dirigée par trois cousines, la maison est alors à bout de souffle et mon père, en pré-retraite, leur donne un coup de main.  Tentée par ce challenge, je reprends officiellement  l’affaire en mai 2000. Ce qui m’a plu : le côté artisanal, familial et humain de cette aventure.
L’affaire comprend un atelier dans les Yvelines, à  60 kilomètres de Paris et une boutique,  située dans le 4 ème arrondissement, rue Rambuteau,  qui ouvre une fois par semaine, le jeudi. 

Concrètement, quelle a été votre démarche ?
Disposant d’un apport personnel, j’ai contracté un emprunt bancaire pour racheter le fonds de commerce. J’ai financé l’entreprise toute seule pendant 10 ans. Pendant toutes ces années, je me suis attachée à redonner une viabilité à l’entreprise. Diplômée de l’Ecole des Ponts et Chaussées, j’avais quelques bases de gestion. Au départ, j’ai démarré en EURL, puis avec l’arrivée d’une deuxième associée, l’entreprise a opté pour le statut de la SARL.
La majorité de nos clients sont des artistes, professeurs et amateurs de pastel. Nos produits sont beaucoup plus chers que ceux de la concurrence, entre 16 et 20 euros pièce, mais ils sont aussi de qualité supérieure. La société réalise un chiffre d’affaires, qui atteint entre 100 et 120 000 euros par an.
 
Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Je n’ai jamais regretté ce choix. Rien n’a été guidé  par l’aspect financier. C’est plutôt la passion qui m’a motivée. Avec l’arrivée de mon associée en 2011, une étudiante américaine, venue en stage, qui a des compétences plutôt artistiques, nous avons lancé des nouvelles gammes, avec de nouveaux produits.  J’ai pu mener à bien les projets que je voulais développer. Nous avons tout reconstruit à partir d’une bonne réputation.
 
 

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