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Jasmine Petiot , vice-présidente de la Fédération française de la parfumerie sélective

Par Sophie MENSIOR - Le 29 / 06 / 2015
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Comment se portent les parfumeurs indépendants ? Réponses avec Jasmine Petiot, vice-présidente de la Fédération française de la parfumerie sélective (FFPS).

Jasmine Petiot , vice-présidente de la Fédération française de la parfumerie sélective

« Si les parfumeurs indépendants sont encore là, c'est qu'ils ont su se diversifier »

Quelle est la situation des parfumeurs indépendants ?
Même s’ils sont de moins en moins nombreux, ils résistent. Avec 390 points de vente (ils étaient encore 2 400 en l’an 2000), les indépendants  ne représentent plus que 5 % de parts de marché. Ce sont les grandes chaînes nationales (Sephora, Marionnaud, groupe Douglas-Nocibé), qui sont largement majoritaire avec 76,6 % de PDM, les franchises et les groupements en détiennent 10 %, suivis des grands magasins avec 8,7 % de PDM. Pour constituer leur réseau, les chaînes et franchises ont recruté, ces dernières années, des points de vente indépendants.

Comment peuvent-ils s’en sortir ?
Bon nombre de points de vente indépendants ont à la fois une activité parfumerie et esthétique, c’est indispensable aujourd’hui. Sinon,  ils n’auraient pas assez de trafic. Si les indépendants sont encore là, c’est qu’ils ont su se diversifier, en ajoutant d’autres canaux de vente. Par exemple, en créant leur site Internet de vente en ligne, ou en prospectant les comités d’entreprise (CE) via des catalogues de leurs produits ou services. Cela a permis de tenir par rapport aux actions commerciales menées par les grandes chaînes. Dans les parfumeries indépendantes, la baisse de la fréquentation des cabines de soin a engendré une baisse des ventes de produits.

Et les rapports avec les marques ?
La tendance est au regroupement des marques.  Quand j’ai commencé il y a 30 ans, j’étais dépositaire de 36 marques, avec un contrat pour chacune d’entre elles. A la fin de mon activité, il n’y en avait plus que 18. Le point le plus sensible pour les indépendants c’est que le stock minimum demandé par les marques par point de vente dans le contrat sélectif est le même que celui demandé aux magasins des réseaux ou chaînes.
 
A combien peut se vendre une parfumerie ?
Il est difficile de vendre à plus de 50 % du CA HT, même si parfois l’on peut aller jusqu’à 70 % du chiffre d’affaires. L’évaluation du point de vente dépend également des contrats de distribution avec les marques, de l’état du magasin, de son emplacement et de son environnement.
 
 

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