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Jean-Charles Vogley, directeur de la Fédération française du négoce de l'ameublement et de l'équipement de la maison

Par Sophie Mensior - Le 21 / 06 / 2010

La Fédération Française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison (la FNAEM) vient de commanditer une étude sur les habitudes de renouvellement de leur mobilier par les consommateurs français. D’où il ressort que ceux-ci aiment leurs meubles ! Jean-Charles Vogley commente les résultats de cette enquête.

Jean-Charles Vogley, directeur de la Fédération française du négoce de l'ameublement et de l'équipement de la maison

« La prime à la casse du secteur automobile est un handicap pour l'ameublement »

Quel est l’objet de cette étude sur la durée d’utilisation des meubles ?
Pour la première fois, nous avons mesuré, de façon rigoureuse, la durée de vie ou de possession des meubles par les Français. C’est la première fois également que nous étudions ce que les consommateurs font de leurs anciens meubles.
Concernant la durée de vie des produits, nous savions qu’elle était élevée, cela nous a été confirmé. Les meubles sont des biens d’équipement, pas des biens de consommation.

Ces comportements peuvent-ils changer ?
L’effet croissant de la mode pourrait les faire changer. On constate une légère accélération des rythmes, avec un passage du meuble de style patrimonial à un meuble plus contemporain, qui a commencé à la fin du siècle dernier et qui s’amplifie.
Ces changements dans les modes de consommation concernent toutes les gammes, d’Ikea à Roche-Bobois ; c’est l’ensemble du marché qui évolue.

Comment se porte ce secteur du meuble?

Comme pour d'autres, 2009 a été une année difficile. Nous avons clôturé à -3,5 % (à surface évolutive), nous nous attendions à pire. Il y a un léger rétablissement en 2 010 mais ce n’est pas une véritable reprise. Il est de plus en plus difficile d’attirer le consommateur dans le point de vente. En revanche, une fois qu’il s’y trouve, il est moins long à acheter, l’acte d’achat est plus naturel.
L’arrêt des soutiens automobiles ne peut nous être que positif. Car il est rare que les consommateurs achètent les deux produits : une voiture et un canapé. La prime à la casse des voitures est un handicap pour l’ameublement.

Quelle stratégie adopter pour qu’il y ait plus de renouvellement ?
Il faut de l’innovation produit, des prix accessibles et des efforts en termes de présentation des produits dans les magasins.
Il faut également proposer aux consommateurs un service de reprise de leurs meubles. C’est un gros chantier sur lequel nous travaillons. Car en ville, il est compliqué de se débarrasser de son ancien mobilier, cela peut être un frein à la consommation.

 

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