Cession Commerce

Jean-François Girault, président de la CPIH (Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie)

Par Sophie Mensior - Le 07 / 12 / 2009

Deuxième volet du contrat d’avenir, les négociations sociales ont du mal à aboutir dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Jean-François Girault, président de la Confédération des professionnels indépendants de l’hôtellerie (CPIH)  fait le point sur ce dossier.

Jean-François Girault, président de la CPIH (Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie)

« Les négociations vont reprendre dans l'hôtellerie-restauration »

Qu’en est-il des négociations sur le plan social dans l’hôtellerie-restauration ?
Elles n’ont pas achoppé, nous avons avancé sur certains dossiers comme le décollement de la grille salariale, une prime TVA de 400 euros…Elles vont reprendre cette semaine. Je suis prêt à retourner à la table des négociations, notamment à propos de la prime accordée aux saisonniers. Pour l’instant, elle serait destinée seulement à ceux qui ont 9 mois d’ancienneté dans l’entreprise. On peut faire un effort là-dessus. Je ne reviens pas sur la grille des salaires, ni sur le montant de la prime. Tout le monde doit s’y retrouver.

A ce propos, quel est le profil de vos adhérents ?
Ce sont des toutes petites entreprises, qui ont entre 2 et 10 salariés et, qui sont plutôt basées en province. La CPIH regroupe 21 000 adhérents, je défends leurs intérêts.

Que pensez-vous des divisions qui interviennent à la tête de l’Umih ?
Ce n’est pas le bon moment pour le dialogue. Nous restons unis, mais en période de conflit, cette situation n’aide pas.

Il est question d’une campagne de communication orchestrée par le gouvernement pour promouvoir le secteur, va-t-elle avoir lieu ?

Oui, nous y travaillons depuis longtemps. Nous sommes dans le groupe de travail chargé de ce dossier. Elle devrait se dérouler d’ici une quinzaine de jours. Nous n’avons pas été très bons sur la communication : on s’est focalisé sur les prix alors qu’on aurait du mettre l’emploi en priorité.

La baisse de la TVA n’a pas produit l’effet escompté sur les prix, est-ce du à la conjoncture économique ?
Je dirais plutôt : c’est grâce à la conjoncture, que nous obtenu ce taux réduit. Si les professionnels ne l’avaient pas eu, la situation serait beaucoup plus difficile, ce serait la catastrophe. Certaines entreprises subissent une baisse d’activité entre – 6 % et -20 %.
Cette mesure a apporté un ballon d’oxygène, elle a permis de limiter la casse dans les entreprises de la restauration.

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