Cession Commerce

Jean-Jacques Wagner , directeur général du groupe Solutions

Par Sophie Mensior - Le 18 / 10 / 2010

 La sécurité s’avère une préoccupation constante pour les commerçants. Jean-Jacques Wagner, directeur général du groupe Solutions, co-auteur de l’étude "Sécurité et commerce" avec Perifem, commente les résultats de cette enquête.

Jean-Jacques Wagner , directeur général du groupe Solutions

« Les consommateurs ont une conscience très aiguë de la sécurité dans les commerces »

 Quel est le principe de cette enquête sur la sécurité ?
Il s’agit de la troisième édition de cette étude, mais c’est la première fois que nous la rendons publique. Dans l’ensemble, les éléments de réponse sont stables d’une année sur l’autre. Seul élément qui change : les consommateurs se sentent moins en sécurité que l’année précédente.

Quel est le message des consommateurs ?
Pour eux, la sécurité est aussi importante que les trois points sur lesquels se focalisent généralement les distributeurs : la proximité, le prix et le choix. Le sentiment direct de cette sécurité ou de cette non - sécurité a un impact direct sur les achats. Par exemple, en ce qui concerne ceux à forte valeur ajoutée, ils préfèrent les effectuer par le biais du e-commerce, plutôt que dans les zones jugées sensibles.
Ils estiment également qu’il faut mieux répartir les moyens. Généralement, la sécurité est bien assurée à l’intérieur du magasin mais le consommateur veut être protégé du magasin jusqu’à sa voiture, au parking. Il faut considérer l’espace comme un espace global. Ce qui ressort de l’étude, c’est que les consommateurs ont une conscience très aiguë de la sécurité et de la sûreté. La sécurité, c’est un ensemble de moyens (vidéosurveillance, précense humaine, éclairage) qui doivent fonctionner de façon synchronisée.

Comment les petits commerçants peuvent-ils aborder ce problème ?
En effet, concrètement, le problème n’est plus dans les hypermarchés, qui ont résolu ces problèmes. La délinquance se reporte sur les commerçants de quartier, qui ont moins de moyens et moins de savoir-faire. Plus ils sont petits, plus ils ont tendance à se disperser. Il faut qu’ils se posent un certain nombre de questions : suis-je dans une zone sensible ? Quel est mon niveau de désirabilité ? Quelles mesures puis-je mettre en place ?

 

Quels conseils leur donner ?
Il ne faut pas hésiter à se tourner vers la police de quartier, qui leur donnera des informations. Il faut aussi dédramatiser, il y a des mesures simples et gratuites à mettre en place, comme par exemple changer ses heures pour aller à la banque. 


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