Cession Commerce

Jean Lardin , président de l'UPA (Union professionnelle artisanale)

Par Sophie Mensior - Le 14 / 05 / 2012

Jean Lardin, président de l’UPA (Union professionnelle artisanale) commente les résultats du 1er trimestre 2012 pour l’artisanat et le commerce de proximité. Il formule également les priorités à mettre en œuvre par le prochain gouvernement pour son secteur.

Jean Lardin , président de l'UPA (Union professionnelle artisanale)

« La situation de la trésorerie reste le problème n° 1 pour l'artisanat et le commerce de proximité »

Comment s’est comportée l’activité de l’artisanat au 1er trimestre 2012 ?
La situation économique n’est pas terrible, le chiffre d’affaires global de l’artisanat a augmenté au premier trimestre de 1 % en valeur, ce qui est proche de l’électro-encéphalogramme plat. Si cette tendance se confirme, le CA global pour l’année sera en hausse de +1,5 %.
Ce qui est le plus compliqué, c’est la situation de la trésorerie, qui se dégrade. Cela reste le problème n°1 des entreprises, malgré les déclarations des banques.
 

Quel est le bilan selon les secteurs ?
Le bâtiment enregistre une hausse de chiffre d’affaires, qui est relative car elle est due à la hausse du coût des matières premières. C’est le secteur de l’alimentation qui s’en tire le mieux, avec un trimestre qui finit à +2 %, de son côté l’hôtellerie-restauration est à +1 %. Ceux qui souffrent le plus : ce sont les artisans des travaux publics (- 2,5 %) et les services.
 
Quelles sont pour vous les mesures prioritaires à mettre en œuvre par le prochain gouvernement ?
Pour les entreprises artisanales, la priorité reste la baisse du coût du travail, donc la baisse des charges sociales. Il faut trouver d’autres financements  pour élargir l’assiette, qui repose sur la masse salariale. Celle-ci a tendance à se réduire alors que le nombre de bénéficiaires augmente. L’idée serait de mettre un peu plus de CSG, de mettre les revenus du capital…
Quant à la hausse de la TVA, on ne dit pas non mais à doses homéopathiques. Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des français.
 
Quel message adressez-vous au nouveau président de la République ?
De ne pas oublier les 1,2 millions d’entreprises artisanales implantées sur l’ensemble de l’Hexagone. Ce sont les seules qui offrent la garantie de ne pas quitter le territoire national. Nous ne demandons pas d’avantages particuliers, nous demandons une meilleure prise en compte de nos entreprises. Nous sommes en contact avec les équipes de François Hollande comme nous l’étions avec celles de Nicolas Sarkozy. Notre parti, c’est celui de l’artisanat et du commerce de proximité.
 
 

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