Cession Commerce

Jean-Luc Pinson, directeur prospective et développement au Cefac

Par Sophie Mensior - Le 04 / 01 / 2010

Certains commerçants résistent mieux que d’autres à la crise économique. Jean-Luc Pinson, directeur prospective et développement au Cefac, décrypte les raisons de leur bonne tenue en cette période difficile.

Jean-Luc Pinson, directeur prospective et développement au Cefac

« Les commerces, qui ont su innover et s'adapter, ont mieux résisté »

Quels sont les secteurs qui résistent le mieux à la crise économique ?
Tous ceux qui sont innovants, que ce soit dans la téléphonie mobile, dans l’informatique, les technologies de pointe. Cela peut être aussi des boulangers, qui ont lancé de nouvelles variétés de pain. On le voit aussi pour les bijoux de création, ils n’arrivent plus à fournir. En fait, ce sont tous ceux qui ont su innover, quelque soit le secteur. La crise n’a pas cassé le besoin d’innovation, elle l’a multiplié.

Y a-t-il d’autres domaines qui marchent ?
Les commerces de niche, car ils sont fondés sur des besoins spécifiques, sur des passions. Et là, cela peut être des téléphones satellitaires pour les voiliers, des jouets en bois, des grelots pour les chevaux. Après avoir eu très peur, finalement ils s’en tirent très bien.
Tous ceux qui ont été réactifs fonctionnent bien aussi. Dans le même secteur, ceux qui ont pris des dispositions, qui se sont adaptés aux attentes précises des consommateurs marchent bien. Mais un autre établissement situé dans le même univers peut avoir des difficultés.

Et quels sont ceux qui souffrent ?
L’habillement en fait partie, à l’exception des niches : équipement de montagne, de chasse…Ceux qui ne se sont pas différenciés ont eu des difficultés : il faut qu’ils retrouvent des idées neuves pour faire rentrer les gens dans leur magasin. En fait, il y a très peu de secteurs, qui n’ont pas connu une période difficile pendant l’année.

Que conseillez-vous aux commerçants ?
Ce qui me paraît important, c’est de ne pas les pousser à changer d’activité, sous prétexte qu’un autre secteur marche mieux. Car dans tous les domaines, il y a des gens qui gagnent bien leur vie et d’autres qui la perdent. Il faut plutôt jouer sur la communication, la mise en scène, l’accueil et le sourire.
 

Consultez également notre dossier 2010 sur les nouveaux défis des commerces de proximité
 

 

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