Cession Commerce

Jean-Pierre Chedal, président des restaurateurs au sein du Synhorcat

Par Sophie Mensior - Le 26 / 10 / 2009
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Le Synhorcat, syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, vient d’adresser une lettre ouverte à l’ensemble des restaurateurs pour les inciter à baisser leurs prix à leur mesure mais de façon visible. Jean-Pierre Chedal, président des restaurateurs au sein du syndicat, explique les raisons de cette lettre.

Le bienfait de la baisse de la TVA dans la restauration, c'est de limiter la faillite d'entreprises

« Le bienfait de la baisse de la TVA dans la restauration, c'est de limiter la faillite d'entreprises »

Vous venez d’adresser une lettre ouverte à l’ensemble des restaurateurs, pour les encourager à baisser leurs prix, quel est son but ?
Il faut d’abord resituer le cadre général. Dans le contrat d’avenir, signé lors des Etats Généraux de restauration, que nous avons appelé de nos vœux, la TVA passe à 5,5 % pour les solides et les denrées sans alcool. Le contrat comprend aussi un volet négociations sociales, que nous sommes en train de mettre en œuvre et un volet investissement.
Mais la pression médiatique est telle qu’il y avait un contrôle des prix dès le 17 juillet, c’était trop tôt ! J’avais donné rendez-vous en décembre.

Et pour le volet emploi ?
Il faut se replacer aussi dans le contexte général. Le secteur compte 200 000 entreprises, dont 80 % sont des PME et des TPE, et 700 000 salariés. Les déclarations de TVA s’effectuent de façon trimestrielle, c’est en ce moment que les petits patrons vont trouver l’effet bénéfique.
Il faut savoir que dans la restauration, sur les 6 premiers mois de l’année, l’activité a chuté de 20 % et qu’il y a eu suppression de 9 000 emplois. Le bienfait de la TVA, c’est de limiter la faillite d’entreprises.

Que comptez-vous faire ?

Nous avons signé le contrat d’avenir, c’est un contrat gagnant-gagnant. Il s’agit de le respecter, il n’est pas question de revenir sur nos engagements. Il est important que les restaurateurs affichent leur adhésion, d’où cette lettre. 50 % des restaurateurs ont joué le jeu, le gouvernement en veut plus et les parlementaires sont un peu tendus à cause des élections et du transfert de la taxe professionnelle.

Pensez-vous que cette mesure puisse être remise en cause ?
Je n’ose même pas penser que cela puisse se faire. La communication autour de la baisse de la TVA a eu un défaut : elle s’est focalisée sur le prix. Il faut voir sur le long terme : c’est intelligent d’avoir fixé le contrat d’avenir sur 3 ans, d’autant que les emplois sont liés à l’activité économique.

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