Cession Commerce

Jean-Pierre Lehmann, président de la Fédération nationale des centres-villes

Par Sophie Mensior - Le 03 / 11 / 2008
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Ouvrir davantage de commerces le dimanche : le gouvernement, puis le président de la République, ont réaffirmé leur souhait de voir le Parlement adopter la loi visant à étendre les dérogations actuelles. Jean-Pierre Lehmann, président de la fédération nationale des centres-villes, nous livre sa position sur le sujet.

L'ouverture dominicale est compliquée à mettre en oeuvre mais il faut laisser faire au cas par cas

« L'ouverture dominicale est compliquée à mettre en oeuvre mais il faut laisser faire au cas par cas »

Que pensez-vous de l’ouverture des magasins le dimanche ?
En fait, c’est un problème d’organisation générale de la société, qui ne concerne pas uniquement l’univers du commerce. La question est de savoir : qu’est ce qu’on fait le dimanche ?

La problématique est-elle la même pour tous les commerçants ?
Certains centres-villes doivent pouvoir bénéficier de la manne touristique, qui vient dans nos villes. Il faut être capable de pouvoir accueillir ces touristes. Quand on se heurte à la réalité du terrain, il est difficile de légiférer, car les lois que l’on veut mettre en place peuvent avoir des effets contradictoires suivant les endroits. L’ouverture le dimanche est compliquée à mettre en œuvre. Il y a un marché pour les centres-villes mais les obstacles sont hyper-nombreux. Ce qui peut marcher à Saint-Germain en Laye ne marchera pas systématiquement à Lunéville…

Quels sont justement ces obstacles ?
Si l’on étend les horaires d’ouverture des magasins, cela veut dire embaucher du personnel. Ce qui suppose des coûts supplémentaires. Or aujourd’hui, il est difficile de les répercuter sur les consommateurs. De plus, embaucher une étudiante n’est pas forcément la solution. Même si les commerçants ont envie de le faire, cela risque d’être économiquement trop cher.

Alors, quelle est votre position ?
Je pense qu’il faut laisser faire au cas par cas. Il ne faut pas que l’on mette des barrières, chacun doit pouvoir décider ce qu’il a envie de faire. Cela peut être une rue, un quartier ou tout un centre-ville qui se déclare intéressé. Dans ce contexte, les syndicats doivent veiller au respect des droits sociaux, et le travail dominical doit se baser sur la base du volontariat. Mais il faut trouver le personnel pour, ce qui n’est pas facile.





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