Cession Commerce

Jean-Pierre Lehmann, président de la Fédération nationale des centres-villes

Par Sophie Mensior - Le 12 / 01 / 2009

Après avoir participé aux premières réunions, Jean-Pierre Lehmann, le président de la Fédération nationale des centres-villes, a depuis quitté la Commission Charié. Il commente pour nous le rapport remis récemment au Président de la République, intitulé « Avec le commerce, vivre mieux ensemble, impulser la croissance ».

Jean-Pierre Lehmann, président de la Fédération nationale des centres-villes

« Il faut un commerce de centre-ville important et cohérent, c'est le consommateur qui fera le choix, et non la loi. »

Que pensez-vous du rapport Charié remis au président de la République le 2 janvier ?
Le document, qui comporte 18 programmes d’actions locales concernant les villes, l’espace et la mixité, nous semble confus et très vague. Il n’y aucune prescription relativement précise. Ce sont des additifs, qui pourraient améliorer les choses ici ou là, mais il n’y a pas de corps à ce programme. En fait, on lance des pistes pour que l’urbanisme commercial soit moins traumatisant pour tout le monde.

À propos de ce volet sur l’urbanisme commercial, quelle est votre réaction ?
En fait, la période est mal choisie pour modifier les règles en place. D’autant que rien ne dit que les promoteurs aient envie d’investir en ce moment, ce n’est pas leur priorité.
L’abrogation de la loi Royer va se faire. Mais personne n’est prêt. Il n’y pas de période de transition suffisamment longue.
Il est prévu d’intégrer un volet commerce dans tous les Schémas de cohérence territoriale (Scot) et Plu (Plan local d’urbanisme). Or, on l’état actuel, il y a peu de Plu, à même de gérer la question du commerce de manière efficace. De même, les Scot n’existent pas partout. La volonté est d’avoir une loi plus souple pour que les politiques aient les coudées franches.

Quel va être l’impact de ces mesures sur les commerçants indépendants ?
Cela ne va pas changer grand-chose pour eux, car si ce type de commerce est demandé par la clientèle, il fonctionnera. On n’imposera pas par loi de maintenir des commerces s’il n’y a pas de clientèle. Il y a eu beaucoup de lois et on est toujours dans la même situation.
Il faut un commerce de centre-ville important et cohérent, c’est le consommateur qui fera le choix, et non la loi.
Aujourd’hui, nous sommes dans une période de mutation. Tous les commerces, qu’ils soient grands ou petits, indépendants ou non, doivent s’adapter et innover.

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