Cession Commerce

Jérôme Mat , vice-président de la Communauté d'Agglomération de Châlons-en-Champagne

Par Sophie MENSIOR - Le 09 / 05 / 2016
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La commune marnaise est confrontée à de nombreux défis depuis le départ de l’armée en juillet 2015. Jérôme Mat, vice-président de la communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne, précise les actions engagées pour soutenir les commerçants.

Nous voulons traiter le problème du centre-ville de façon globale

« Nous voulons traiter le problème du centre-ville de façon globale  »

Présentez-nous votre ville, Châlons-en-Champagne ?
Il s’agit d’une commune de 47 000 habitants ;  l’agglomération, qui regroupe 38 communes, en compte 70 000. Elle bénéficie d’une certaine qualité de vie : des équipements publics, une scène nationale de théâtre, 3 piscines, une patinoire…Le fait marquant de ces dernières années est le départ des militaires au 1er juillet 2015, ce qui a entraîné, au total avec les familles, une perte de 2 000 personnes.  Pour aider la ville à franchir ce cap, un Contrat de redynamisation du site de défense (CRDS) a été signé avec l’Etat en août dernier, contrat qui a succédé au PLR (Plan local de redynamisation).
 

Quel est l’impact de ce dispositif sur les commerçants ?
Ils peuvent bénéficier de subventions et d’exonérations fiscales et sociales. En 2015, cela a représenté 500 000 euros de crédit d’impôt. Sont concernées les entreprises artisanales et commerciales qui ont moins de 10 salariés et qui réalisent moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Grâce à ce dispositif, Châlons-en-Champagne va retrouver des couleurs. Un commerçant qui réinvestit dans sa boutique croit en sa capacité de se maintenir ou de se développer.
 
Quelles sont les principales rues commerçantes ?
La rue des Lombards, la rue d’Orfeuil, la place de la République….complétées par la Galerie de l’Hôtel de ville, qui regroupe des commerçants autour d’un H&M. Nous travaillons avec le gestionnaire de la Galerie, Altarea, en termes d’accueil  et d’accompagnement afin de redynamiser l’ensemble.  Une étude est menée ce printemps sur les flux de clientèle.

Comment évolue le centre-ville ?
Comme dans d’autres petites et moyennes villes, il souffre, -avec un taux de vacance commerciale entre 10 et 15 %-,  et nous n’avons pas trouvé de réponse miracle à la désertification. Nous voulons traiter cet aspect de façon globale. En partant à la reconquête de l’habitat, en se réappropriant les rez de chaussée commerciaux. Nous voulons les rénover et les proposer à des loyers modérés. C’est à la puissance publique de le faire car elle est responsable de l’attractivité du centre-ville. Notre idée est d’aller chercher des commerçants indépendants ou franchisés. Nous travaillons à faire venir des locomotives telles Monoprix.  Dans cette optique, un manager de centre-ville est en cours de recrutement, afin de prendre en charge la prospection commerciale et les animations.
 
Avez-vous d’autres projets ?
Nous voulons également proposer des services comme 1 heure de stationnement gratuite dans le centre, une couverture Wi-Fi intégrale, le développement d’une application sur Smartphone pour que les commerçants puissent proposer des offres…, une garderie. Par ailleurs, nous avons besoin de commerces, qui arrivent à harmoniser les heures d’ouverture car il y a encore beaucoup de boutiques fermées à l’heure du déjeuner. C’est un enjeu très fort pour l’animation du centre-ville.

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