Cession Commerce

Michel Clerc, directeur général de la mutelle Médicis

Par Sophie Mensior - Le 06 / 12 / 2010

A l’occasion des fêtes de fin d’années, l’IFOP vient de réaliser la 7ème vague de l’observatoire des commerces pour la mutuelle Médicis. Michel Clerc, son directeur général, en commente les principaux résultats.

Michel Clerc, directeur général de la mutelle Médicis

« Les commerçants sont stoïques face à la crise et à l'insécurité »

Plusieurs sondages viennent d’indiquer que les Français allaient se serrer la ceinture pour Noël. Est-ce en phase avec votre enquête ?
Quand on interroge les Français sur leurs intentions d’achat, ils jurent " croix de bois, croix de fer" , qu’ils vont être raisonnables. Mais après, il peut y avoir un écart entre le déclaratif et la réalité des faits. Cela ne semble pas spécialement alarmer les commerçants. 

Bon an mal an, ils se disent qu’ils feront avec ce que les consommateurs peuvent dépenser. C’est une catégorie de personnes habituées à passer des crises, assez autonomes. Ils ont le sentiment d’être un peu seuls et de ne pas avoir beaucoup d’écoute auprès des pouvoirs publics. 

Comment réagissent-ils face à la morosité de la situation économique ?

Pour eux, cela ne se sert à rien d’afficher un catastrophisme. Ce sont des bosseurs, qui ont appris à vivre dans ce contexte. Ils ont l’habitude de se débrouiller tout seuls ; c’est toujours une aventure de se mettre à son compte et il est difficile de trouver de l’argent. Il faut y voir une certaine maturité de leur part. Pour les fêtes, ils n’attendent pas de cataclysme. Suivant le type de commerce, ils ne sont pas concernés de la même manière.

Votre enquête fait un focus sur le thème de l’insécurité et du terrorisme. Quel est le ressenti des commerçants par rapport à ces problématiques ?
En ce qui concerne la délinquance, ils y sont confrontés régulièrement. Pour eux, c’est quasiment une caractéristique technique à gérer. Ils ne vivent pas dans la psychose mais admettent que cela fait partie de leur univers quotidien. Ce qui n’est pas normal, c’est la banalisation de ces actes de violence.

Des signes de reprise sont-ils perceptibles ?

Certains effets de la crise semblent s’estomper mais on ne peut pas en tirer de grandes conclusions. L’élément le plus marquant du sondage est le stoïcisme des commerçants par rapport à la crise et à l’insécurité. Ils ne cèdent pas à la panique et font leur boulot avec les difficultés actuelles.

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