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Michèle Lamoureux, co-présidente de la CNAIB (confédération nationale artisanale des instituts de beauté

Par Sophie Mensior - Le 25 / 05 / 2012
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Michèle Lamoureux, co-présidente de la CNAIB, (Confédération nationale artisanale des instituts de beauté) fait le point sur le secteur de l’esthétique, qui ne souffre pas trop de la crise économique.

Le secteur de l'esthétique a pas trop mal résisté à la crise

« Le secteur de l'esthétique a pas trop mal résisté à la crise  »

Comment se porte le secteur de l’esthétique en France ?
Le nombre d’instituts est en augmentation et malgré la crise, les clientes sont plus nombreuses qu’autrefois. Nous avons réalisé une enquête qui démontre que 44 % des femmes en France se sont rendues dans un institut de beauté au cours des 12 derniers mois. Quant aux hommes, ils sont 10 % à l’avoir fait dans le même intervalle. Les clients les plus réguliers sont âgés de 35 à 44 ans. On évolue dans une société de bien-être et de soins de la personne, et les clients ont besoin de se « déstresser ».
En se rendant dans des instituts, les clients attendent professionnalisme et sécurité, mais aussi des règles d’hygiène, ce qu’ils ne retrouvent pas forcément dans les centres de bien être, qui fleurissent et où il y a peu de personnel diplômé.

Et en termes de chiffre d’affaires ?
Le secteur n’est pas en négatif, en 2011 nous avons enregistré une hausse de chiffre d’affaires de 0,9 % par rapport à 2010. Alors que la parfumerie est en négatif. Le secteur a résisté pas trop mal à la crise, même s’il y a des instituts qui ont fermé. Certaines personnes se privent pour pouvoir continuer à venir faire des soins.
Des pistes de développement existent comme les SPA, qui font partie de notre convention collective mais toutes les esthéticiennes ne sont pas formées à ces techniques. Je ne suis pas sure que cet engouement pour les SPAS dure, il s’agit d’un phénomène de mode. Contrairement aux soins du visage, épilation et manucure, qui sont passés dans l’hygiène de vie.
 
Quelle formation faut-il avoir pour se lancer ?
Personne ne peut exercer de l’esthétique sans diplôme. Pour diriger une entreprise, il faut au minimum un CAP, un  BP et un Bac Pro. On compte environ 72 000 esthéticiennes chefs d’entreprise et salariées.
S’il y a quelques grosses franchises, comme Yves Rocher, cela reste avant tout un secteur d’indépendants.

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