Cession Commerce

Philippe Ribeyron, directeur général de la Fédération Nationale de la Coiffure

Par Sophie Mensior - Le 09 / 11 / 2009
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Du 16 au 21 novembre prochain va se dérouler, partout en France, la première édition de la Semaine Nationale de la Coiffure. L’occasion de faire le point sur ce secteur avec Philippe Ribeyron, directeur général de la Fédération nationale de la coiffure (FNC).

Nous sommes demandeurs d'un taux de TVA à 5,5 % mais nous n'avons aucune visibilité

« Nous sommes demandeurs d'un taux de TVA à 5,5 % mais nous n'avons aucune visibilité »

Pourquoi avoir lancé la Semaine Nationale de la Coiffure ?
Cette initiative vise à entraîner l’ensemble de la filière (acteurs, grandes marques, industriels, banquiers, assureurs…). Notre idée est d’être dans une démarche open source, c'est-à-dire accessible gratuitement, à tous ceux qui le souhaitent. Pour cela, nous avons lancé un site spécifique www.semainedelacoiffure.com. Lors de cette semaine, tous les salons qui participent à l’opération pourront proposer des animations de leur choix (réduction, cartes de fidélité…). Tout le monde doit pouvoir en tirer en profit : aussi bien les consommateurs que les entreprises, pour lesquelles novembre représente une période morose. Plus de 2 000 salons de coiffure se sont déjà inscrits.

Comment se porte le secteur ?
Après plusieurs années de croissance ininterrompue, le nombre d’entreprises a tendance à se stabiliser depuis le début de l’année 2009. En 2008, 6 700 immatriculations ont été enregistrées, ce qui reste très important.
Aujourd’hui on compte 66 000 établissements, dont 56 000 salons et 10 000 activités à domicile. 10 % des salons sont sous enseigne, et cette part est stable depuis 20 ans.

Quel est le profil des repreneurs d’un salon de coiffure ?
En très grande majorité, ce sont d’anciens salariés, conséquence de la politique de formation menée dans le secteur. Pour ouvrir un salon, il faut obligatoirement posséder un brevet professionnel. En moyenne, ils ont 14 ans d’expérience et ce sont majoritairement des femmes. Elles représentent 87 % des salariés  mais aussi plus de 70 % des chefs d’entreprise.

Vous souhaitez accéder au taux de TVA à 5,5 % Où en est-on sur ce dossier ?
Effectivement, nous sommes demandeurs. Et nous sommes prêts à prendre des engagements en termes de formation des jeunes, et de baisse des prix sur un certain nombre de prestations. Mais nous n’avons aucune visibilité. Nous en reparlerons à la fin de la Semaine de la Coiffure car certains salons vont tester la TVA à 5,5 %. Sur ce dossier, nous comptons beaucoup sur l’opinion publique.



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