Cession Commerce

Pierre Simon, président de la CCI de Paris

Par Jean Couderc - Le 21 / 12 / 2006

Président de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, Pierre Simon n'est pas favorable à la libéralisation de l'ouverture dominicale. Il se positionne, en revanche, en faveur d'un système de dérogation simplifié.

Pierre Simon, président de la CCI de Paris

« On ne doit pas contraindre les commerçants à travailler le dimanche »

Que pensez-vous de la législation actuelle ?
Elle prévoit trop de dérogations pour que l'on sache où on en est. Il faut donc simplifier le système actuel et le faire évoluer progressivement en prenant en compte les évolutions des consommateurs et du commerce. Dans un premier temps, plusieurs mesures peuvent être prises.

Lesquelles ?
La CCIP propose d'autoriser tous les types de commerces, et plus seulement les "culturels", à ouvrir le dimanche dans les zones identifiées comme touristiques. Pour qu'elles soient réellement actives, on ne peut pas avoir un magasin fermé à côté d'un ouvert. Pareil pour les professionnels de l'équipement de la maison et du bricolage.

C'est à dire ?
Ces activités marchent mieux le week-end. Définissons des zones et permettons leur de travailler le dimanche. Nous proposons, aussi, de porter le nombre d'autorisations définies par la loi de 5 à 8 par an.<

Seriez-vous favorable, à terme, à une libéralisation totale ?
Non. Cela risquerait de provoquer un choc économique, notamment pour les petits commerçants que l'on ne doit pas obliger à travailler le dimanche. L'ouverture dominicale, dès lors qu'elle est bien organisée et maîtrisée, peut, en revanche, être un facteur de revitalisation des centres-villes, de mobilisation des commerçants de proximité et donc d'une meilleure qualité de vie des habitants. Nous pensons que nos propositions constituent un point d'équilibre.

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