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Roland Héguy, président confédéral de l'Umih (Union des métiers et industries de l'hôtellerie)

Par Sophie Mensior - Le 20 / 08 / 2012

Roland Héguy, président confédéral de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) dresse le bilan de l’été 2012 et présente les grands chantiers qui attendent le secteur à la rentrée.

Roland Héguy, président confédéral de l'Umih (Union des métiers et industries de l'hôtellerie)

« S'il y a une hausse du taux de TVA, les salariés seraient les premières victimes »

Quel bilan tirez-vous de la saison estivale 2012 ?
Nous n’avons pas eu de chance : en raison d’une une météo maussade et d’une conjoncture économique difficile, juillet a été très mou. En dehors de Paris, qui tire son épingle du jeu en termes d’hôtellerie et de restauration,  le reste du territoire a souffert. Sur la Côte Atlantique, de la Manche jusqu’à l’Espagne, des baisses entre -15 et -30 % ont été enregistrées. On observe également un tassement sur la côte méditerranéenne.

Comment voyez-vous votre secteur évoluer ?
Ce qui est certain, ce qu’il y a transfert des modes de consommation : certains boulangers n’ont jamais vendu autant de sandwiches…Les Français réduisent leurs dépenses. La restauration française traditionnelle décroit au profit de la restauration rapide.
On constate également un resserrement de la période des vacances, celle-ci se concentre du 20 juillet au 20 août, avec un réel démarrage à partir du 5 août. Après, nous comptons sur le tourisme d’affaires en septembre, octobre mais cela ne concerne pas toutes les régions…Nous avons peu de visibilité sur l’avenir…
 
Sur quels chantiers allez-vous vous mobiliser ?
Nous avons rencontré notre ministre Sylvia Pinel le 10 juillet pour évoquer le développement du tourisme sur l’ensemble des régions de France. Certaines zones rurales sont affaiblies, nous devons réfléchir à la promotion du tourisme en France, notamment le tourisme vert, qui ne fonctionne pas très bien. Face à la fermeture des établissements, nous devons trouver des solutions pour que les jeunes aient envie de s’installer à la campagne.
L’autre grand sujet est le taux de TVA, nous avons dit comment nous voyons les choses. S’il y a une nouvelle hausse de ce taux, les premières victimes seraient les salariés. Nous aurons du mal à tenir nos engagements par rapport au contrat d’avenir signé en juillet 2009. Grâce au taux réduit, nous avons pu créé et sauvegardé 110 000 emplois, il serait dommage de remettre tout cela en question.
Nous travaillons également sur le dossier du travail illégal, qui nuit beaucoup à nos métiers.

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