Cession Commerce

Sophie Roulle , adjointe au maire de Nîmes

Par Sophie MENSIOR - Le 24 / 04 / 2017
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La ville de Nîmes s’est transformée ces dernières années. Elle vient de rénover son centre-ville, baptisé l’Ecusson. Sophie Roulle, adjointe au maire, déléguée à la redynamisation du centre-ville et aux animations commerciales, nous présente les spécificités de sa commune et les projets en cours.

Ce qui fait le charme de la ville de Nîmes, c'est qu'il y a encore beaucoup de commerçants indépendants

« Ce qui fait le charme de la ville de Nîmes, c'est qu'il y a encore beaucoup de commerçants indépendants »

Comment se porte la ville de Nîmes ?

De gros travaux d’aménagement des espaces publics ont été entrepris ces dernières années,  les boulevards circulaires  permettant la circulation du Tram’ Bus ont été refaits.
Deux projets mobilisent particulièrement notre ville : l’ouverture en 2018 du Musée de la Romanité situé en face des Arènes et l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco prévu également en 2018.  Ce qui nous permettrait d’obtenir 30 % de touristes en plus. Notre idée est de favoriser le dynamisme de la ville grâce aux  touristes et les faire rester plus longtemps. 
La ville se caractérise par un grand nombre d’animations, plus de 200 jours par an. Les plus célèbres d’entre elles étant les férias, qui attirent jusqu’à 1 million de personnes. Il y a aussi les Grands Jeux Romains au printemps et les jeudis de Nîmes tout l’été. Le 17 août prochain, elle accueillera le départ de la course cycliste espagnole, la Vuelta.
Nîmes compte plus de 150 000 habitants, ce qui en fait la 18ème ville de France. De nouveaux habitants la rejoignent chaque année. En provenance notamment de Montpellier, où les loyers sont devenus trop chers.

Quelle est la physionomie du paysage commercial ? Comment est-il structuré ?

Les principales rues commerçantes se déploient dans le coeur de ville, baptisé l’Ecusson : la rue de l’Aspic et la rue de la Madeleine considérées comme les emplacements numéro un, la rue du Général Périer…L’hyper-centre étant piéton depuis une vingtaine d’années.
Ce qui fait le charme de Nîmes, c’est qu’il y a encore beaucoup d’indépendants, beaucoup de petites enseignes en nom propre. En revanche, la ville manque de grandes surfaces, sauf dans le centre commercial la Coupole.
Créé il y a 20 ans, considéré comme une locomotive du centre-ville, celui-ci a vieilli. Nous travaillons en collaboration avec le propriétaire du centre, Aviva, pour qu’il fasse des travaux. Le projet est de construire une loge en verre pour monter dans le centre, qui se situe au premier étage. Au rez-de-chaussée se trouve un marché couvert. Il est prévu de le rénover entièrement à l’intérieur. Actuellement, on y trouve une trentaine d’enseignes, telles que Fnac, Nature & Découvertes, Célio, Jules, Nocibé, Orange, Micromania…Nous cherchons à en en attirer d’autres avec les travaux.


Cherchez-vous à faire venir de nouvelles enseignes ?

En 2015, 50 nouveaux commerces se sont installés en centre-ville parmi lesquels Cacharel, Longchamp, Souleiado…Notre volonté est de faire revenir les consommateurs dans cette zone. Nous voulons nous démarquer de la périphérie en proposant un commerce innovant.  
Ce qui manque en centre-ville, ce sont des magasins de sport, de décoration/mobilier, de jouets mais aussi des magasins de vêtements pour homme et pour femme, il n’y a pas assez de choix…Nous cherchons du moyen et haut de gamme.
Nous avons mis en place, le droit de préemption, il y a 3 ans sur le secteur sauvegardé. Il s’agit d’une "arme dissuasive".
Quant aux zones périphériques, situées au sud de la Ville, elles se sont étendues ces dernières années, ce qui a permis de limiter l’évasion commerciale vers Montpellier, Avignon et Arles…

Qu’en est-il du taux de vacance ?

Il est en baisse : il est passé de 13 % il y a 3 ans à 10 %, ce qui reste au-dessus de la moyenne nationale. Nous pouvons mieux faire mais ce n’est pas catastrophique.

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