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Stéphane Botz, directeur du pôle tourisme, hôtellerie, loisirs de KPMG

Par Sophie Mensior - Le 08 / 10 / 2012

KPMG vient de présenter le bilan annuel de l’industrie hôtelière françaises et ses perspectives pour 2012-2013. Stéphane Botz, directeur du pôle tourisme, hôtellerie, loisirs du groupe de services pluridisciplinaires, commente ses principaux enseignements.

Stéphane Botz, directeur du pôle tourisme, hôtellerie, loisirs de KPMG

« L'hôtellerie est vue comme un investissement patrimonial »

Comment s’est portée l’industrie hôtelière française l’an passé ?
2011 a été une très bonne année. A titre de comparaison, elle a enregistré des résultats quasi-équivalents à ceux de 2007, considérée comme un très bon cru également.  Avec le printemps arabe, la clientèle loisirs s’est tournée vers des destinations plus sécurisées, plus sûres comme la France ou l’Espagne. L’activité voyage d’affaires a connu elle aussi une année favorable en 2011, avec la reprise des évènements d’entreprise.
 

Vos prévisions pour 2012 et 2013 ?
En fin de compte, 2012 devrait être une bonne année, avec une stagnation des résultats par rapport à 2011. Les destinations comme Paris et la Côte d’Azur ont fait le plein. En revanche 2013 devrait être moins porteuse, avec une contraction due au climat social. Or le marché domestique est important pour soutenir l’activité.
Ce que l’on prévoit pour 2013 : une clientèle sensible au prix, qui se tourne vers les hébergements alternatifs (cabanes dans les arbres, gîtes, chambres d’hôtes…), réserve à la dernière minute et morcelle ses congés tout au long de l’année. Les vacanciers vont se tourner vers le tourisme de proximité, à 2/3 heures de route.
Paris et la Côte d’Azur vont se maintenir, mais en province, cela risque d’être un peu plus difficile. 
 
Y a-t-il des différences selon les segments ?
Pour le super économique et le haut de gamme, c'est-à-dire pour les enseignes low-cost et les palaces, les résultats ont été très favorables en 2011 et même en 2012.
Face à la baisse des budgets  dans le domaine des voyages d’affaires, les établissements vont se livrer à une compétition tarifaire.
 
Quel est l’impact sur la valorisation des hôtels ?
Elle est très favorable. L’hôtellerie est vue comme un investissement  patrimonial, et non spéculatif. Associant immobilier et fonds de commerce, elle permet de sécuriser l’investissement. Selon les catégories d’hôtels, il faut prévoir ensuite des investissements à réaliser tous les 7 à 10 ans.
La valeur des fonds est plutôt en hausse sur Paris et la Côte d’Azur, entre 4 et 5 fois le chiffre d’affaires. En province, c’est de l’ordre de 1 à 1 fois et demie le chiffre d’affaires.
 

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