Cession Commerce

Tanguy Roelandts, président de la Confédération des chocolatiers, confiseurs, biscuitiers de France

Par Sophie Mensior - Le 03 / 09 / 2012

Comment a évolué le métier de chocolatier ? Tanguy Roelandts, président de la Confédération des chocolatiers, confiseurs, biscuitiers de France nous présente les caractéristiques de cette profession.

Tanguy Roelandts, président de la Confédération des chocolatiers, confiseurs, biscuitiers de France

« Chocolatier : un métier de passion comme tous les métiers de bouche »

Combien de chocolatiers confiseurs et biscuitiers recense-t-on en France ?
Selon nos estimations, on dénombre environ 1 200 artisans chocolatiers qui fabriquent et vendent leurs produits  auxquels il faut ajouter environ 4 500 boutiques, franchisés ou indépendants, qui vendent mais ne fabriquent pas.

Sur le marché français, la consommation du chocolat est stable. En revanche, on voit apparaître des nouveaux entrants. Avec la crise, certains se lancent dans le chocolat alors qu’ils ne sont pas issus du métier. Attention, être commerçant est un vrai métier, il ne suffit pas d’ouvrir une boutique et chocolatier est un 2ème vrai métier. Globalement, c’est compliqué. Comme tous les métiers de bouche, c’est un métier de passion. Si l’on se lance juste pour faire de l’argent, on va droit à l’échec.

Quelles sont les spécificités de ce métier ?
Nous sommes dans l'agro-alimentaire : les règles d’étiquetage et d’hygiène sont très contraignantes. Il y a de plus en plus de contraintes légales, administratives. Par ailleurs, il s’agit d’un métier très saisonnier, entre 38 et 45 % du chiffre d’affaires est lié à la saisonnalité (Pâques représente entre 15 % et 25 % du CA). Pour l’instant, un diplôme n’est pas obligatoire. Avec le syndicat, nous travaillons à mettre en place des formations.
 
Combien faut-il investir pour s’installer ?
Lorsque vous devez mettre 2 à 3 machines, cela peut coûter entre 200 et 250 000 euros. Si l’on reprend des locaux déjà installés, cela coûte beaucoup moins cher, on peut démarrer avec un budget de 150 à 200 000 euros. Il faut bien choisir son emplacement, c’est au commerçant de trouver la bonne adéquation entre son loyer et le nombre de passants. Si vous êtes un artisan reconnu, les clients sont prêts à faire un léger détour. Si l’on vend un produit d’enseigne, il vaut mieux être sur un lieu de passage.
 
Les goûts des consommateurs ont-ils évolué ?
Il y a une vraie progression qualitative de l’offre et des artisans. Aujourd’hui le chocolat est moins gras, moins sucré, et les gammes sont plus larges, avec des produits annexes et connexes. Il y a eu transfert d’un chocolat bas de gamme vers un chocolat plus qualitatif.
 

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises