Cession Commerce

Xavier Taccard, président de L'Office du commerce et de l'artisanat de Toulon et co-président des Vitrines de Toulon

Par Sophie Mensior - Le 28 / 10 / 2013
Suivre sur Twitter

Cumulant deux casquettes, président de l’Office du commerce et de l’Artisanat de Toulon (L’OCAT) et co-président de l’association les Vitrines de Toulon, Xavier Taccard explique comment évolue le commerce dans sa ville.

L'ouverture des commerces le dimanche n'est pas facile à mettre en oeuvre pour les petites structures

« L'ouverture des commerces le dimanche n'est pas facile à mettre en oeuvre pour les petites structures  »

Présentez-nous l'association les Vitrines de Toulon ?
Elle ne représente que les commerçants du centre-ville car il y a d’autres associations par quartier. Nous avons entre 180 et 200 adhérents à jour de leur cotisation. Elle regroupe tous types de commerces, que ce soit les Galeries Lafayette ou les commerçants indépendants.  Aux côtés des plus anciens, il y a une nouvelle génération, qui veut faire bouger les choses.  Par exemple, on a progressé en termes d’ouverture des magasins. Il y a 6 ans, on ouvrait au moins un dimanche avant Noël.  Aujourd’hui, la totalité des adhérents ouvrent les trois dimanches de décembre. De même les ouvertures entre 12 et 14 h se sont généralisées. Idem pour le lundi : avant le centre-ville était sinistré mais les magasins étaient fermés ce jour là, ils le sont de moins en moins.
Il faudrait que nos magasins soient ouverts tous les jours de l’année mais ce n’est pas facile à mettre en place pour les petites structures, Il y a des freins purement humains.
 

Quelles sont  vos missions ?
L’Association gère les abonnements parkings, les différentes communications.  Notre travail est constitué par une somme de détails, rue par rue, place par place. Nous allons dans la bonne direction, même si cela ne va pas toujours assez vite,  le centre-ville devient de plus en plus agréable.
De son côté, L’OCAT a des missions plus générales  et une vision plus globale : il s’occupe du financement des heures gratuites de parking et du Fisac, que la mairie lui avait sous-traité.
 
Comment se porte le commerce en centre-ville de Toulon ?
De façon générale, il connait des difficultés en France. Mais à Toulon, ceux qui adhèrent à l’association ont moins de souci.  Selon une enquête menée sur l’ensemble de la ville fin 2012 et au premier trimestre 2013, 40 % des membres adhérents sont en progression de chiffre d’affaires, 30 % en stagnation et 30 % en baisse.
Nous avons 3 catégories de clients : ceux qui travaillent en centre-ville, ceux qui y font une démarche administrative et ceux qui viennent de l’agglomération pour faire des courses ou des activités culturelles. A cela, il faut ajouter la clientèle des croisiéristes, qui rendent le coeur de Toulon agréable et animé, et qui font également des achats. Nous attendons beaucoup de l’arrivée des étudiants.

Quels problèmes rencontrez-vous ?
Nous avons un certain nombre de locaux vacants même s’il y en a moins qu’avant. Leur taille pose également problème : ils sont souvent petits, et ne se regroupent pas assez, ce qui freine l’installation d’enseignes. Par ailleurs en termes de droit au bail, les prix étaient extrêmement bas mais ils ont trop augmenté.
Nous comptons sur la requalification de certains îlots, ce qui permettra un habitat plus qualitatif, donc une population plus haut de gamme. C’est un travail de longue haleine. La situation évolue dans le bons sens, l’éclairage et la propreté ont beaucoup progressé.

< Retour à la liste

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises