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Reprendre un institut de beauté : apporter du bien-être

Par Sophie MENSIOR - Le 03 / 09 / 2012
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Reprendre un institut de beauté : apporter du bien-être Pour exister face à la concurrence, les esthéticiennes indépendantes doivent faire valoir leurs atouts : professionnalisme, proximité, hygiène, et accueil...Et profiter du fait que les clients n’envisagent pas de restreindre leur budget beauté.

Reprendre un institut de beauté : apporter du bien-être

Le secteur de l’esthétique ne souffre pas trop de la crise. C’est ce que semblent indiquer les derniers indicateurs : en 2011, le chiffre d’affaires a augmenté de 0,9 % par rapport à 2010, confirmant la hausse de 1,7 % de l’année précédente. « Les instituts indépendants gardent le cap sur un marché très concurrentiel, dont  ils génèrent 70 % du chiffre d’affaires », indique la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) dans son étude « Chiffres et commentaires 2011 ».
Il s’agit d’un marché en forte expansion où plus de 2 000 entreprises sont créées chaque année, avec un nombre d’instituts en augmentation. « Malgré la crise, les clientes sont plus nombreuses qu’autrefois. Le secteur n’a pas trop mal résisté même s’il y a des instituts qui ont fermé », commente Michèle Lamoureux, co-présidente de la CNAIB (Confédération nationale artisanale des instituts de beauté). Il semblerait que les consommateurs ne souhaitent pas réduire ce type de dépenses dans les prochains mois, malgré un contexte économique difficile.
Les instituts et espaces de soins corporels réalisent 95 % du chiffre d’affaires de la profession, soit 1,428 milliard d’euros en 2010, en progression de 2 % par rapport à 2009. Il se répartit de la façon suivante : l’épilation et des ventes de produits représentent plus de 40 %, les activités de soins de visage et de corps pesant de leur côté pour 31 % du total. Mais ce métier évolue avec notamment la montée en puissances des Spas, qui constituent des pistes de développement : ils représentent près de 13 % du CA, contre 12 % en 2009.
Pour séduire leur clientèle, les esthéticiennes doivent se tenir au courant des nouveautés et des techniques, qui évoluent dans le domaine de l’épilation, des soins du visage, ou du modelage, terme employé pour évoquer le massage. Les chefs d’entreprise peuvent aussi investir dans du matériel d’amincissement ou d’U.V
« Un commerce qui ne fait que de l’épilation et de la manucure ne va pas loin, il faut investir dans du matériel, c’est le B.A BA du métier », estime Séverine Pouchan, qui dirige l’institut « Atelier de beauté » à Paris.
« Mais attention, la réussite ne dépend pas forcément de l’équipement, mais de l’hygiène de l’institut, de l’accueil et de la politesse », prévient Cathy Lair, qui dirige un institut depuis 33 ans et présidente de la CNAIB 66 (Pyrénées Orientales).
S’il y a toujours des soins classiques, c’est aux esthéticiennes de proposer de nouvelles prestations. « J’ai appris le massage prénatal, la pose de faux ongles... », raconte Séverine Pouchan.
Pour cela, il sera impératif de se mettre à la page tout au long de sa vie professionnelle, par exemple une formation aux U.V doit être effectuée tous les 5 ans. Ces formations complémentaires viendront compléter la formation initiale. Si les diplômes ne sont pas obligatoires pour diriger une entreprise, ils le sont en revanche pour exercer le métier d’esthéticienne. Un point important qui permet de se démarquer de la concurrence.
Avant de s’installer, il est recommandé d’avoir travaillé dans d’autres instituts. « Je conseille plutôt la reprise que la création car on acquiert déjà une clientèle et des équipements. Il y a moins de risques que dans le cas d’une création pure et dure », suggère Cathy Blair. Se faire connaître et faire valoir ses atouts seront également  des étapes incontournables.

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