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Reprendre un salon de coiffure : proposer de nouveaux services

Par Sophie MENSIOR - Le 13 / 02 / 2017
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Reprendre un salon de coiffure : proposer de nouveaux services Dans un univers concurrentiel et dans un contexte économique difficile, la coiffure doit s’adapter et proposer de nouveaux services (coins barbiers pour homme, fauteuils qui massent le dos, nouvelles formes de coloration…).

Reprendre un salon de coiffure : proposer de nouveaux services

Après plusieurs années difficiles, la situation se redresse dans le secteur de la coiffure. Comme en témoignent les derniers chiffres publiés par l’Unec (Union nationale des entreprises de coiffure), le nombre d’établissements a enregistré une légère augmentation (83 199 au 31 décembre 2015 par rapport à 82 805 à la fin 2014) de même que celui des salariés (95 372 contre 95160).

« Aujourd’hui la coiffure occupe le deuxième rang des activités artisanales et tous les jours 1million de personnes se rend dans nos établissements », se réjouit Bernard Stalter, président de l’Unec. « Travailler dans ce secteur permet d’avoir rapidement un emploi et de se diriger vers l’entrepreneuriat », ajoute-t-il.

Faciliter la transmission d'entreprise

Le syndicat mène plusieurs combats pour conforter sa profession comme le maintien d’une personne qualifiée (titulaire du BP) pour ouvrir un salon, la validation des acquis par l’expérience et une meilleure transmission d’entreprise. « 25 % des chefs d’entreprise ont plus de 55 ans, nous avons un vrai travail à faire sur ce sujet. Si une entreprise n’est pas reprise, cela constitue un véritable drame social », estime-t-il.

Si la situation s’améliore, c’est ce que les coiffeurs ont dû s’adapter pour faire face à la crise et à l’espacement des visites. « La cliente classique, qui venait six fois dans l’année, est passée à quatre fois », indique Magali Barantin, qui gère seule son salon dans un village de plus de 3 000 habitants, situé à 20 kilomètres du Mans.

Multiplication des coins barbiers


Pour lutter contre la raréfaction des visites, elle a mis en place de nouveaux services, comme un coin barbier, destiné à la clientèle masculine. « J’ai remis l’homme au centre des préoccupations, souligne-t-elle. Pour entretenir sa barbe, il doit venir toutes les quatre semaines ».

Se diversifier et apporter du service, c’est également ce qu’a entrepris Fabienne Munoz, gérante d’un salon de coiffure dans un village de l’Ardèche. « En milieu rural, nous subissons la concurrence des coiffeuses à domicile. Ce phénomène a entrainé une perte de clientèle pour nous. Les clientes sont parties pour payer moins cher mais finalement reviennent dans nos salons pour trouver de la qualité », souligne-t-elle.

Elle propose désormais des massages énergétiques et de la coloration végétale. « Cela plaît beaucoup, les clientes reviennent. Il faut que la coiffure s’adapte à la société d’aujourd’hui avec un volet bien-être et un volet qualité », ajoute Fabienne Munoz.

Vente additionnelle


Se remettre en question et innover en permanence, David Brault l’a bien compris. Coiffeur depuis 30 ans, il est aujourd’hui à la tête du groupe DBG, qui comprend 12 salons implantés autour de Tours, 8 sous la marque IKXIS et 4 sous l’appellation LOX. « Il s’agit d’une enseigne low-cost que j’ai développée pour répondre aux besoins de la clientèle », indique l’entrepreneur.

Pour développer leur chiffre d’affaires, les salons de coiffure peuvent miser sur la vente additionnelle de produits capillaires, de matériel (sèche-cheveux…), qui peuvent représenter entre 8 à 10 % du CA. « C’est une activité, que nous voulons mettre en valeur, avec des corners spécifiques, des animations…Notre objectif est d’aller jusqu’à 20 % du CA », indique David Brault. Comme ses confrères, il vient de mettre en place des « corners barbiers » dans certains de ses salons.

Prochains défis pour le secteur : intégrer les nouvelles technologies, par exemple pour la prise de rendez-vous sur Internet. Mais aussi la formation des jeunes, la santé économique des salons et l’adaptation de la profession aux nouveaux enjeux de l’économie.
 
 

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