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Reprendre une affaire de plomberie-couverture-chauffage

Par Sophie MENSIOR - Le 30 / 08 / 2010
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Reprendre une affaire de plomberie-couverture-chauffage
Dans le secteur "plomberie-couverture-chauffage", un certain nombre d’entreprises sont à reprendre. Outre les compétences techniques, ceux qui veulent se lancer dans une telle opération devront avoir une approche commerciale mais aussi maîtriser les énergies renouvelables.

Reprendre une affaire de plomberie-couverture-chauffage

« La population des plombiers est vieillissante. Il y a beaucoup d’entreprises à reprendre », indique Maurice Di Guisto, président de l’UNA couverture-plomberie-chauffage de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment). Mais aujourd’hui, le métier de plombier-couvreur-chauffagiste ne se pratique plus tout à fait dans les mêmes conditions qu’il y a une dizaine d’années.
S’il faut connaître les aspects techniques de la profession, il est bon aussi de maîtriser la gestion et d’avoir une approche commerciale : savoir vendre et se vendre. « Pour mieux vendre, les entreprises artisanales vont devoir intégrer des jeunes issus d’écoles de commerce, qui comprennent de préférence un module sur les énergies renouvelables », estime Maurice Di Giusto. D’autant que ces structures doivent affronter la concurrence des grandes sociétés multinationales (EDF, GDF Suez, Veolia…). Ces fournisseurs d’énergie possèdent des sociétés de prestation, qui viennent marcher sur leurs plates-bandes avec des offres commerciales alléchantes. 
Autre bête noire des entreprises artisanales : le statut d’auto-entrepreneur, entré en vigueur depuis le 1er janvier 2009 et contre lequel se bat la Capeb.
L’évaluation d’une entreprise de couverture-plomberie-chauffage se fera selon plusieurs paramètres : en fonction de son chiffre d’affaires, des ratios qui déterminent la rentabilité, de sa clientèle, de sa réputation. Mais aussi en fonction du nombre de ses salariés, de leur valeur et du carnet de commandes. Il est à noter que l’évaluation d’une entreprise d’installation sera différente de celle d’une entreprise de maintenance. « Celle-ci s’évaluera plus haut car le chiffre d’affaires est déjà là et le fichier client déjà constitué », estime Emmanuel Laurentin, à la tête de plusieurs sociétés dans ce secteur. 
Le métier est de plus en plus technique, avec notamment l’arrivée des pompes à chaleur qui permettent de récupérer de l’énergie gratuite (eau, air, sol…) et de s’en servir pour le chauffage.
De façon générale, cette profession offre de vastes perspectives de développement avec les énergies renouvelables. Mais pour cela, il va falloir se former et acquérir un certain nombre de compétences. De l’avis de plusieurs professionnels, avant de se lancer dans ce domaine, il est nécessaire de posséder déjà des compétences dans le métier traditionnel.
Pour l’artisanat du bâtiment, la situation semble s’améliorer. Après une période difficile, des signes de reprise sont enregistrés, notamment dans le neuf, où les commandes repartent.


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