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Reprendre une affaire de serrurerie-métallerie : des opportunités à saisir

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 11 / 2014
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Reprendre une affaire de serrurerie-métallerie : des opportunités à saisir Présentant une grande diversité, le secteur des serruriers-métalliers cherche à se valoriser pour attirer les jeunes générations. S’il n’est pas le plus touché parmi les professions du bâtiment, il doit cependant trouver de nouveaux axes de développement.

Reprendre une affaire de serrurerie-métallerie : des opportunités à saisir

Loin de l’image du « serrurier minute », le serrurier-métallier est un véritable artisan, qui fabrique et pose de la serrurerie, de la menuiserie métallique, des escaliers, de la charpente métallique. Sont aussi inclus dans cette catégorie, les ferronniers d’art, qui créent, fabriquent des œuvres de fer forgé : grilles, balcons, portails, rampes d’escaliers et en assurent l’entretien.

Ce qu’il doit savoir-faire : travailler les métaux ferreux (acier, inoxydable, fer pur) et les métaux non ferreux (aluminium, cuivre et alliages, laiton, bronze) mais aussi les matériaux de synthèse et composites.
« Il s’agit d’un métier assez diversifié, en fonction du type d’entreprises et de son implantation », indique Gilbert Olivet, président de l’Una (Union nationale artisanale) serrurerie- métallerie à la Capeb (Confédération artisanale des petites entreprises du bâtiment).

Si l’entreprise est située dans les centres-villes, elle sera plutôt orientée sur du dépannage (pose de serrures, portes blindées), avec une clientèle de particuliers. L’entrepreneur sera le plus souvent seul avec un stagiaire. Dans les zones artisanales, on va trouver des structures de 5 à 8 salariés qui évolueront plutôt dans la métallerie (escaliers, garde-corps...). Elles n’ont pas la même approche et répondent à des appels d’offre. Après, on trouve des entreprises, qui vont jusqu’à 20 salariés et qui ont une large palette, que ce soit en fabrication et installation (portes, portails). En moyenne, les entreprises de ce secteur comprennent entre 5 et 15 salariés. Au total, on en recense 18 000 (source : Sirene au 1er janvier 2013).

L’objectif que s’est fixé la Capeb est de revaloriser ce métier car il attire peu les jeunes générations. « Nous nous sommes aperçus que cette profession n’est pas connue du grand public. Les raisons à cela : les ateliers étant sortis des centres-villes, les gens ne savent plus ce qu’est un serrurier-métallier."

Si le contexte économique est difficile, la serrurerie-métallerie n’est pas la profession la plus touchée : « Le métal est à la mode, nous fabriquons à nouveau des escaliers dans ce matériau, cela va dans le bon sens », appuie Gilbert Olivet. Certaines spécialités comme la ferronnerie semblent tirer leur épingle du jeu. « Dans notre département, la cinquantaine de serruriers-métalliers ferronniers résiste bien. Car nous sommes des petites structures, qui faisons preuve d’adaptabilité », précise Bruno Vidal, conseiller professionnel à la Capeb. Il dirige une entreprise familiale, dont c’est la quatrième génération, la Ferronnerie Vidal, implantée à côté de Perpignan. « Nous essayons de développer la ferronnerie classique à la française », indique-t-il.

Etre une petite unité de fabrication, donc réactif, c’est un gage de réussite, surtout quand on est confronté à une forte concurrence. C’est l’avis que partage également Éric Camus, lui aussi conseiller professionnel à la Capeb. Son entreprise, basée à Arras, est spécialisée dans la menuiserie métallique mais ne pratique pas de serrurerie. Les travaux en aluminium (fenêtres, portes, portes vitrées, verrières…)  constituent l'essentiel de son activité. « Les techniques ont énormément évolué », raconte-t-il.

Dans ce secteur, les créations d’entreprise restent stables. Côté reprise, les dirigeants qui partent à la retraite ont du mal à trouver des successeurs, du coup les sociétés se voient contraintes de fermer. De belles opportunités existent donc, qui permettraient d’éviter leur disparition…
 
 

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