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A Valence, après la pluie vient le beau temps

Par Sophie MENSIOR - Le 29 / 10 / 2007
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Engagée dans une très importante campagne de travaux de rénovation de son centre, Valence entrevoit enfin le bout du tunnel. En espérant que ce gros chantier incite les chalands à revenir fréquenter les commerces du centre-ville.

A Valence, après la pluie vient le beau temps

La ville a longtemps donné l’impression de ne pas suffisamment exploiter son potentiel, principalement géographique, au cœur du sillon rhodanien. Un "immobilisme" qui s’achève à la fin des années 80 avec l’arrivée de Patrick Labaune à la tête de la ville. D’importantes opérations de réfection, en profondeur, sont alors lancées, par petites étapes, pour remettre à neuf l’ensemble des infrastructures valentinoises. Pour réussir cet ambitieux projet, la ville a notamment bénéficié de fonds Fisac.

“Cela faisait longtemps, mis à part sur le Champ de Mars, que la ville n’avait pas procédé à des modifications importantes. Ces opérations, auxquelles on peut ajouter la rénovation des places de marché alimentaire, vont dans le bon sens, observe Chantal Genevois, la responsable commerce de la CCI. L’arrivée du deuxième pont, avec la création d’un parvis piéton contre la façade intérieure des boulevards, a permis de recréer un centre-ville.” Des aménagements capitaux pour maintenir l’attractivité du cœur de ville face au développement de l’offre périphérique, plus tardive ici qu’ailleurs.

Principalement concentrées sur la partie nord de l’agglomération, l'arrivée de nouvelles enseignes strictement commerciales n'est pas restée sans conséquence pour le commerce urbain, notamment en terme de fréquentation, même si l’augmentation de la démographie justifiait, en partie, ce développement périurbain.

Pour doper les flux dans l’aire urbaine, un centre commercial, Victor-Hugo, a vu le jour en 1996. Composé d’une quinzaine de boutiques, dont la Fnac, véritable locomotive du centre, il a permis de rééquilibrer l’offre vers le Sud. Accueillant aujourd’hui 40 enseignes, dont Go Sport, Nature & Découvertes, il fait désormais figure de poumon commercial. L’ouverture de Zara en octobre dernier risque d’accentuer cette tendance.

Que reste-t-il des indépendants ? Pour leur représentant, Jacques Bellemin, président de Vitaville, l’association de commerçants, il faut développer les services après-vente, la convivialité et l’ANIMATION : "Un centre-ville doit bouger autant qu’une grosse structure de périphérie" estime-t-il. Convaincu du potentiel de sa ville, il fonde beaucoup d’espoirs sur l’après-travaux : “Valence va prendre une autre envergure. On l’a déjà ressenti cet été avec une hausse des visites touristiques et, depuis janvier, on enregistre une augmentation de 32 % de la fréquentation générale !" s’enthousiasme-t-il.

Des recommandations auxquelles Chantal Genevois adhère complètement : “Le pari est de se diversifier en incitant le commerce indépendant à marquer ses particularismes pour attirer les gens, martèle-t-elle. Il y a des artères intéressantes comme les rues Bouffier, Madier de Montjau, Grand’Rue ou Saunière qui sont à réinvestir.”

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